Au moins 42 Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens vendredi dans la bande de Gaza lors de manifestations et de heurts le long de la frontière, a annoncé le ministère de la Santé dans l’enclave contrôlée par le Hamas. Quatre membres des équipes médicales comptent au nombre des personnes blessées au cinquantième vendredi de la protestation commencée en 2018, a dit le porte-parole du ministère, Achraf al-Qodra.
Un porte-parole de l’armée israélienne a indiqué qu’environ 8 400 Palestiniens avaient pris part, pour certains violemment, à la protestation en différents points de la frontière. Certains ont lancé des engins explosifs et des pierres vers les soldats postés sur la barrière frontalière de plusieurs mètres de haut, a-t-il dit. Certains Palestiniens ont tenté de s’infiltrer en Israël, a-t-il dit. Les soldats ont riposté « selon les procédures opérationnelles en vigueur », a-t-il dit.
La bande de Gaza, coincée entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée et éprouvée par les guerres, la pauvreté et les blocus israélien et égyptien, est le théâtre depuis mars 2018 de protestations hebdomadaires, généralement accompagnées de violences, le long de la frontière. Au moins 252 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date, la grande majorité le long de la frontière, et les autres dans des frappes israéliennes en représailles à des actes hostiles en provenance de l’enclave gouvernée par le mouvement islamiste Hamas. Deux soldats israéliens ont été tués depuis cette date. L’armée israélienne dit ne faire que défendre sa frontière et son territoire. Elle accuse le Hamas d’orchestrer la contestation et de servir de celle-ci pour des agissements hostiles contre Israël. Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008.n