Les agriculteurs et les habitants de la ville des thermes, Zelfana, à 65 km au sud-est du chef-lieu de wilaya, Ghardaïa, notamment ceux dont les demeures se situent à proximité des propriétés et périmètres agricoles se plaignent de l’apparition soudaine de hordes de sangliers, accompagnés de leurs femelles (laies), et de leurs progénitures (marcassins). «Très agressifs, renversant et détruisant tout sur leur passage, ils ont saccagé plusieurs périmètres agricoles, pour se nourrir des plantes en éclosion», nous apprend au téléphone un agriculteur de la région. «Certains d’entre eux poussent jusqu’aux abords des maisons, certainement poussés par la faim, recherchant à se nourrir dans les poubelles, dont certaines sans couvercles et débordantes de déchets domestiques restent plusieurs jours avant le passage des services de la voirie. Ce qui constitue un danger pour la population, notamment pour les enfants sur le chemin de l’école et les fidèles sur le chemin de la mosquée», ajoute-t-il, d’une voix pleine d’inquiétude. «Il faut que les autorités locales prennent rapidement des mesures en organisant des battues par des chasseurs professionnels pour endiguer cette dangereuse invasion de ces animaux qui dévastent et saccagent tout sur leur passage, phénomène nouveau dans notre région. Il y va de la vie des citoyens», s’alarme un autre citoyen, membre d’une association de quartier de Zelfana. Pour un vétérinaire «leur présence représente un risque patent de transmission de maladies aux autres animaux et à l’homme, telles que la brucellose, la tuberculose, la peste porcine classique, la variole, la fièvre aphteuse, etc.». Ajoutant : «C’est pourquoi il est impératif de surveiller la prolifération des populations de cet animal à hauts risques, autant pour les cultures, pour les autres animaux que pour l’homme. Des battues régulières et contrôlées, pour assurer un certain équilibre écologique, doivent être organisées régulièrement et à des périodes précises de l’année.» Rappelons qu’en janvier 2017, une campagne d’abattage de ces dangereux animaux et aux dégâts incommensurables provoqués sur les cultures, organisée dans les périmètres agricoles de Guerrara, à 110 km au nord-est de Ghardaïa et conduite par des chasseurs professionnels de la wilaya d’Alger, avait permis, en deux jours de battues de mettre définitivement hors d’état de nuire pas moins de 207 sangliers, laies et marcassins. «C’est l’absence de battues régulières qui permet la prolifération exponentielle de ces animaux», avait, à cette époque, déclaré un responsable de la Conservation des forêts. n