Le mouvement libanais Hezbollah a lancé vendredi un appel aux dons auprès de ses partisans, affirmant subir des pressions financières à cause des sanctions imposées par des pays occidentaux.
L’appel du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, intervient après l’annonce par la Grande-Bretagne le 25 février d’une interdiction totale du mouvement, soit à la fois ses branches politique et militaire.
Toute appartenance ou promotion du mouvement chiite sera punie d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Le Hezbollah, dont la branche politique fait partie du gouvernement libanais, est considéré comme une organisation « terroriste » par les Etats-Unis, mais seule sa branche armée est classée comme telle par l’Union européenne.
« Les sanctions et les listes d’organisations terroristes sont une forme de guerre contre la résistance et nous devons leur faire face», a déclaré
M. Nasrallah lors d’un discours télévisé. «J’annonce aujourd’hui que nous avons besoin du soutien de notre base populaire », a-t-il poursuivi. En novembre 2018, les Etats-Unis ont renforcé leurs sanctions à l’encontre de la formation, ciblant notamment le fils de M. Nasrallah, Jawad, parmi d’autres partisans et proches. Evoquant l’interdiction par Londres, M. Nasrallah a affirmé : « D’autres Etats vont leur emboîter le pas et mettre le Hezbollah sur des listes d’organisations terroristes et le décrire comme un groupe terroriste».
«Les difficultés financières que nous traversons sont le résultat de cette guerre (financière)» et non pas d’une « défaillance administrative », a-t-il ajouté s’adressant aux militants.
Selon lui, les sanctions des Etats-Unis vont se renforcer. «Ceux qui nous ont soutenu continueront de nous soutenir, qu’il s’agisse d’Etats ou de notre base », a-t-il toutefois martelé.n