Envie de revivre la saison 2018 de l’intérieur ? Vous pourriez bien trouver votre bonheur sur… Netflix puisque la célèbre plateforme de streaming accueille ce vendredi dix épisodes retraçant le dernier exercice. A une semaine du début du championnat 2019, cette plongée dans les coulisses de la catégorie reine du sport automobile a pour but «de l’amener dans la culture populaire», explique Ellie Norman, directrice du marketing et de la communication de la F1.
Alors que Bernie Ecclestone, qui a régné sur la discipline pendant quatre décennies, entretenait son aura d’exclusivité, le groupe américain Liberty Media, son propriétaire depuis janvier 2017, en ouvre les portes en espérant endiguer la désaffection du public. Outre le retour de certaines courses sur des chaînes de télévision publiques et l’organisation d’événements en ville en marge des Grands Prix, la F1 s’est rapidement, sous cette impulsion, ouverte aux nouveaux médias et aux réseaux sociaux.
Partenariat avec Snapchat, compétitions de Esport ou encore diffusion en ligne des Grand Prix ont précédé cette série intitulée Formula 1: Drive to survive (Formula 1 : Pilotes de leur destin en français). «C’est un bon exemple des changements à l’oeuvre en F1», estime son directeur sportif, Ross Brawn. «Depuis que nous avons ouvert cette nouvelle ère, une chose qui revient régulièrement est que les fans veulent comprendre les pilotes.» «La philosophie de la F1, désormais, est de s’engager dans ces domaines et de faire de ce sport beaucoup plus que juste ce qui se passe sur la piste», promet-il.
Mercedes et Ferrari réticentes
Plutôt qu’un résumé linéaire des 21 courses, la série donne donc à voir certaines des histoires qui ont fait la saison, racontées par les pilotes, les patrons d’écuries et leurs proches, suivis sur les circuits mais aussi dans leur quotidien. L’épisode 2, par exemple, est consacré à l’admiration et la rivalité qui lient le pilote espagnol Carlos Sainz Jr, 24 ans, à son illustre prédécesseur et compatriote Fernando Alonso, 37 ans, double champion du monde 2005 et 2006. Un point de vue susceptible d’intéresser les aficionados comme les profanes, à l’attention desquels sont expliqués les règles et les enjeux sportifs.
Les deux meilleures écuries – Mercedes qui a refusé d’ouvrir ses portes et Ferrari qui ne l’a fait qu’en deuxième partie de saison – sont toutefois les grandes absentes de ce documentaire. Il ne consacre pas du coup la place qui serait due à la lutte pour le titre entre le Britannique Lewis Hamilton et l’Allemand Sebastian Vettel. Le tournage d’une deuxième saison a débuté lors des essais hivernaux en février et se poursuivra au GP d’Australie du 15 au 17 mars. La F1 assure être à pied d’oeuvre pour convaincre les récalcitrants de se prendre cette fois au jeu. n