Le rythme de création d’entreprises durant le premier semestre 2018 s’est maintenu. Il a été toutefois dominé par les activités de commerce avec 62 892 entreprises, représentant un taux de 35,22% du nombre global, indique l’Office national des statistiques (ONS). Suivent l’industrie manufacturière avec 34 355 entreprises (19,24%) créées et le secteur de la construction, qui s’est vu renforcer par la création de 32 664 entreprises (18,29%).

Ces trois secteurs ont contribué de manière «significative» à la création des entreprises durant les six premiers mois de 2018. S’agissant de la répartition régionale des créations, au 30 juin 2018, l’ONS relève une concentration au niveau de la région centre du pays avec 54,40%. Cinq wilayas ont enregistré 2 917 nouvelles créations d’entreprises, soit 54,41%.
C’est dans la wilaya d’Alger qu’il y a eu le plus grand nombre de créations avec 1 706 entreprises (31,82%) suivie de la wilaya d’Oran qui a occupé la seconde position avec 458 entreprises (8,54%), Sétif avec 298 entreprises (5,56%), Tizi Ouzou avec 239 entreprises (4,46%) et Constantine qui compte 216 entreprises (4,03%).
Par ailleurs, le nombre de personnes en possession du statut de personne morale et un numéro d’identification statistique (NIS) a augmenté durant cette période référence, ajoute la même source. Il a atteint 178 575, soit 11 121 de plus (+6,64%) par rapport à la même période 2017, indique l’ONS. En outre, 5 361 nouvelles entreprises ont été créées entre janvier et juin 2018, soit une baisse de 1,67% par rapport à la même période 2017, relève l’ONS. Toutefois, une augmentation de 23,55% a été enregistrée au cours de l’ensemble de l’année 2018 par rapport au second semestre 2017, précise l’office.
Concernant les sorties du répertoire national des entreprises, elles ont été de 1 649 au premier semestre 2018, enregistrant ainsi une diminution des radiations de 595 entreprises, soit 26,52%.
«Les entreprises se créent ou au contraire disparaissent, lors des nouveaux programmes de restructurations, de changement de secteur d’activité, ou lorsqu’elles bénéficient d’une partie de leur production», conclut l’ONS.n