Près de 200 arrestations ont été enregistrées à Alger à l’issue de la marche qui a eu lieu vendredi et qui s’est déroulée dans le calme et la sérénité, si ce n’est ces regrettables actes de violence et de vandalisme signalés à la fin de la journée de protestation. La DGSN a, par ailleurs, réfuté les informations faisant état du décès d’un policier contrairement à ce qui a été partagé sur les réseaux sociaux.
La DGSN évoque, à cet effet, un nombre important de délinquants qui s’est introduit parmi les manifestants à des fins de pillage et de saccage. «La direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) informe, qu’à la fin de cette journée du vendredi 8 mars 2019, au niveau des quartiers Krim-Belkacem et Didouche-Mourad, un nombre important de délinquants s’est manifesté dans le but de commettre des actes de saccage et de vandalisme», selon un communiqué qu’elle a rendu public hier. «L’intervention des services de police a permis l’interpellation de 195 individus, objet actuellement d’enquêtes approfondies», a précisé la DGSN, qui déplore les blessures subies par 112 de ses éléments, «actuellement pris en charge au niveau des services de santé de la Sûreté nationale».
Par ailleurs, La DGSN a démenti des informations, diffusées notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquelles un policier aurait été tué lors des manifestations qui se sont déroulées à Alger et dans plusieurs villes du pays. «La direction générale de la Sûreté nationale dément formellement les allégations partagées sur les réseaux sociaux annonçant la mort d’un policier lors des manifestations du vendredi», est-il souligné dans le communiqué, précisant qu’aucun décès «n’a été enregistré dans les rangs de la police sauf quelques blessés».
Il faut souligner que la marche s’est déroulée dans la sérénité tout au long de la journée qui a vu des milliers de personnes battre le pavé pour célébrer la Journée internationale de la femme et exprimer un désir de changement politique. Des scènes de violence ont été également déplorées en fin de la marche du 1er mars dernier avec des actes de vandalisme enregistrés aux environs de l’hôtel Al Djazair (ex-Saint-Georges).
Et suite à cet incident, il a été recommandé aux manifestants de rentrer chez eux vers 17h30 pour éviter tout dérapage. Malheureusement, le déroulement de la marche d’avant-hier a été également terni par des comportements semblables avec des actes de vandalisme qui ont ciblé, entre autres, le Musée public national des antiquités et arts islamiques.