De nombreux représentants de sociétés pétrolières et autres opérateurs dans le domaine, qui sont intervenus lors d’une conférence-débat organisée en marge de la première journée du salon Napec 2019, qui a ouvert ses portes, hier, au Centre des conventions d’Oran et jusqu’au 13 mars courant, se sont montrés plutôt critiques envers l’écosystème qui gravite autour de la chaîne pétrolière et gazière.
«Les contraintes sont devenues si nombreuses qu’elles impactent lourdement la promotion et l’exécution des projets d’investissements », ont lâché à l’unanimité les intervenants. Des critiques tout à fait objectives si l’on se réfère aux nombreux avis d’appel internationaux lancés ses dernières années et rendus infructueux. Autrement dit, les appels d’offres n’ont pas donné les résultats escomptés.
Certains intervenants ont fait remarquer le retard dans l’exécution des projets. « Ce qui pénalise autant les investisseurs que l’économie du pays», a souligné Bouderba, président de la société de service Baker Hugues (BHGE). Au registre des entraves, c’est surtout la fiscalité et les banques qui ont été souvent citées. Devant cet état des lieux, plusieurs intervenants ont demandé plus de flexibilité dans l’accompagnement de l’acte d’investissement à l’amont. Ce à quoi Farid Ayadi, directeur promotion du domaine minier auprès de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), dira que « toutes les incidences négatives de la lenteur dans l’exécution des projets vont être atténuées ». Pour ce faire, le responsable a avancé : « Alnaft va faire en sorte de se mettre à l’écoute des doléances des investisseurs, dont certaines sont tout à fait légitimes.
Ce qui a poussé les pouvoirs publics à revoir la copie de la loi sur les hydrocarbures. » Ainsi, il faut croire que le changement futur du cadre juridique du domaine minier va à coup sûr booster l’investissement à l’amont et, par voie de conséquence, permettre d’explorer de grands gisements qui ne demandent qu’à l’être. Ce qui est d’autant plus indiqué compte tenu de la baisse drastique des recettes extérieures du pays depuis juin 2014. Notons que des opérateurs étrangers, versés dans l’amont pétrolier et gazier, présents au Napec 2019, interrogés par Reporters pour connaître leur point de vue sur la révision de la loi sur les hydrocarbures, jugent dans leur en ensemble que c’est une bonne chose. Dans le sens « où cela va libérer l’investissement dans le secteur, voire même créer de l’engouement chez les compagnies », nous a déclaré Ziad Ben Hamed, directeur général Afrique du Nord chez Schlumberger. C’est dire enfin que cette première séance de conférences-débat a été l’occasion de mettre en exergue tout ce dont il y a lieu de faire pour encourager l’acte d’investir dans le secteur des hydrocarbures. En somme, adopter une nouvelle stratégie plus efficace afin de relancer l’investissement.n