Les réseaux sociaux sont derrière la mise en avant de plusieurs problématiques liées au milieu médiatique, dont le défi entre les règles du journalisme et la presse du citoyen, a indiqué samedi à Mila Ramdane Benbekhma de l’université de Sétif. Dans une intervention portant sur «la déontologie journalistique au sein des réseaux sociaux», cet universitaire, qui s’est exprimé à l’occasion de la célébration du 10e anniversaire des débuts de la diffusion de la radio nationale à Mila, à la bibliothèque principale de lecture publique Mebarek El Mili, a précisé que «les nouveaux modes de communication ont ouvert l’espace à la participation de tout le monde, jusqu’au simple citoyen». L’intervenant, qui a évoqué plusieurs problématiques liées au respect des règles de la déontologie du métier de journaliste, la manipulation de l’information, le professionnalisme et la conscience des amateurs des réseaux sociaux qui ont donné lieu à l’apparition de la «presse du citoyen» ou «le citoyen journaliste», a indiqué que certaines chaînes d’information exploitent ce qui est transmis par ce nouveau genre de média comme des sujets d’information. Dans son intervention relative à «l’existence des médias dans les réseaux sociaux», Noureddine Mebni, de l’université de Sétif, a indiqué, pour sa part, que ces supports constituent un prolongement naturel des médias, car ils complètent, selon lui, ses missions principales et contribuent à l’ancrage des concepts de la liberté d’expression et de la citoyenneté, appelant les médias traditionnels à l’ouverture de canaux de communication sur les réseaux sociaux. De son côté, l’enseignant et expert international en économie, Abdelkrim Benarab a appelé au contrôle des informations transmises via les réseaux sociaux et à faire valoir la déontologie du journalisme, considéré comme névralgique dans l’évolution des nations. A cette occasion, par ailleurs, les lauréats du concours de l’émission «Nostalgia» du meilleur chef d’œuvre ancestral ont été honorés. n