Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a affirmé, hier, que des attaques cybernétiques étaient à l’origine de la panne massive qui avait privé d’électricité presque tout le pays, accusant des «extrémistes de l’opposition» d’avoir utilisé des hautes technologies dont seul le gouvernement américain dispose, ont rapporté des médias locaux. Lors de son discours samedi à Caracas, M. Maduro a accusé les adversaires politiques du pays d’avoir attaqué son système d’alimentation électrique en utilisant des armes de haute technologie, dont seul le gouvernement américain dispose, ont ajouté les mêmes sources. S’exprimant à l’occasion d’un rassemblement de ses partisans à Caracas, le président vénézuélien a souligné que «les extrémistes de droite de l’opposition sont les auteurs et les exécuteurs de ces attaques contre le pays». A ce propos, il a précisé que cette cyberattaque, perpétrée sur l’une des installations de production d’énergie du pays, a empêché les autorités vénézuéliennes de rétablir l’alimentation rapidement.
«Aujourd’hui, nous avons rétabli l’approvisionnement en électricité sur 70% du territoire du pays, mais à midi une autre cyberattaque contre une des installations qui jusqu’à présent fonctionnait parfaitement a été menée. C’est pour cette raison que tous les progrès que nous avons réussi à réaliser à la mi-journée ont été interrompus», a-t-il fait savoir, ont poursuivi les mêmes sources. Le président vénézuélien a ajouté, en outre, avoir donné instruction au gouvernement de garantir l’approvisionnement en nourriture de la population en cas de panne d’électricité, de fournir une assistance aux hôpitaux et de garantir la distribution d’eau potable par citernes. La panne d’électricité a débuté jeudi soir et a affecté la quasi-totalité du Venezuela, même si le courant est revenu partiellement vendredi dans certains quartiers de Caracas. La Société nationale de l’électricité (Corpoelec) a affirmé qu’un sabotage avait paralysé la plus importante centrale électrique du pays, celle de Guri, dans le sud, qui fournit au Venezuela 80% de son énergie électrique. Dénonçant sur son compte Twitter une «guerre électrique», le président Nicolas Maduro a pointé du doigt la responsabilité des Etats Unis. Le début de la crise au Venezuela date de fin janvier, lorsque l’opposant Juan Guaido s’est autoproclamé «président en exercice» de ce pays touché par une crise économique, reconnu immédiatement par le président américain, Donald Trump.n