C’était certainement l’information de la journée d’hier. Zinedine Zidane va retrouver le banc du Real Madrid jusqu’en 2022 en remplacement de Santiago Solari. L’ancien meneur de jeu de l’équipe de France, qui a décidé de quitter la « Maison Blanche » juste après le troisième sacre d’affilée en Ligue des champions UEFA, aura pour mission de restaurer la notoriété du team madrilène. Une aura perdue lors de cet exercice (2018-2019) duquel le team va sortir vraisemblablement bredouille.

Le 31 mai dernier, contre toute attente, Zidane annonçait qu’il renonçait à son poste d’entraîneur du Real. Une décision qui avait surpris plus d’un. Maître de la roulette, « Zizou » a, à nouveau, dribblé tout le monde avec un retour aux affaires technique des « Merengue ». Surtout que le contexte sera plus tendu et délicat que la première fois, où il avait repris le groupe après l’éviction de Rafael Benitez. A cette époque, le sigle de la capitale espagnole était toujours en lice en Ligue des champions. Cette fois, il hérite d’une équipe minée par les problèmes et dévastée par les éliminations successives dans les différentes compétitions. Notamment en C1 après la retentissante déroute face à l’Ajax Amsterdam qui a engendré son élimination dès les huitièmes de finale. Ce qui n’était pas arrivé depuis 9 éditions. Le Real est en crise ! Rien de mieux pour Florentino Perez que de faire appel à un technicien au calme légendaire et qui sait gérer les égos et le vestiaire. La piste de José Mourinho a été sondée, mais les joueurs cadres, à l’instar de Ramos, ont refusé catégoriquement cette idée et ont menacé de quitter le navire si jamais le Portugais est désigné. Zidane est donc un consensus de par sa proximité et sa faculté à diriger un effectif qui compte des joueurs d’un sacré tempérament.
Priorité : sécuriser
une place en C1
Eliminés de la Coupe du Roi et en LDC, distancés en Liga (3e, 51 points) où ils pointent à 5 points de l’Atlético Madrid, deuxième, et à 12 unités de l’ennemi éternel FC Barcelone (1er, 63 points), les coéquipiers de Karim Benzema sont en train de vivre un véritable supplice. Eux qui ont régné sur l’Europe lors des trois dernières années. Un règne qui a duré plus de 1 000 jours. Avec le retour de « ZZ », les fans de la franchise la plus titrée au monde espèrent certainement retrouver les cimes le plus vite possible. Avec l’ancien maître à jouer de l’EDF, les « Los Blancos » étaient montés sur le toit de l’Europe par trois fois (2016, 2017 et 2018). Ils ont aussi décroché une Liga (2017), une Supercoupes d’Espagne (2017), deux Supercoupe UEFA (2016 et 2017) ainsi que deux Mondiaux de clubs Fifa (2016 et 2017). Pour être un artisan à succès, le chairman Perez ne pouvait pas trouver mieux sur le marché.
Adieu prématuré, retrouvailles précoces
Lors de sa conférence d’adieu, le Français avait jugé que « c’est le moment pour tous, pour moi, pour l’équipe, pour le club. Cette équipe doit continuer à gagner et a besoin d’un changement. Après trois ans, elle a besoin d’un autre discours, d’une autre méthodologie de travail». Avec la méthode de deux coachs, Julen Lopetegui et Santiago Solari en l’occurrence, l’écurie 13 fois championne d’Europe n’a rien gagné.
Le champion du monde 1998 avec les « Bleus » détiendrait la formule magique pour écrire une nouvelle page fantastique. « Bien sûr que c’est un «à bientôt». Madrid m’a tout donné. Je vais rester proche du club toute ma vie, c’est sûr», avait-il lâché le 31 mai 2018, évoquant un éventuel retour aux affaires techniques du club dans le futur. Comme on se retrouve !<