Le nouveau Premier ministre, Noureddine Bedoui, s’est engagé, hier, à veiller à la mise en œuvre des réformes annoncées par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans son message adressé, lundi, au peuple algérien annonçant l’annulation de l’élection présidentielle et son renoncement à se présenter à un 5e mandat lorsque ce scrutin aura lieu. «Je me suis engagé hier (lundi, Ndlr) lors de ma rencontre avec le président de la République, à œuvrer avec sérieux et dévouement à l’accompagnement de ces réformes et à leur concrétisation sur le terrain», a tenu à rassurer M. Bedoui, dans une déclaration faite à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Ahmed Ouyahia, au Palais du gouvernement. «Je m’engage devant le peuple algérien à être à son écoute, à son service et proche de lui, notamment pour répondre aux appels que nous avons entendus ces dernières semaines», a-t-il promis dans ce sens.
Héritant de la chefferie du gouvernement dans une étape particulière du pays, le successeur d’Ahmed Ouyahia a toutefois estimé que ces réformes ont besoin de temps et de confiance pour être matérialisées. «Le temps et la confiance sont nécessaires pour la concrétisation de toutes les aspirations exprimées par le peuple algérien, toutes catégories confondues, dont les jeunes», a-t-il soutenu, après avoir relevé que «l’Algérie traverse une étape particulière de son histoire» et que «les Algériens sont dans l’attente de la concrétisation de leurs aspirations exprimées ces derniers jours et ces dernières semaines». Et d’appeler aussi à «l’adhésion autour de ces aspirations» qui, dira encore M. Bedoui, «ont fait l’objet d’une feuille de route et de réformes profondes que connaîtra la nouvelle Algérie». Pour rappel, le nouveau Premier ministre a été chargé par le président de la République de procéder à la constitution du nouveau gouvernement en optant pour «des compétences nationales bénéficiant du soutien des composantes de la Conférence nationale».
Il assumera également la supervision des missions de l’Administration publique et des services de sécurité et apportera sa pleine collaboration à la commission électorale nationale indépendante.
Cette mission n’aura pas d’impact sur celle du Conseil constitutionnel qui, de son côté, «assumera, en toute indépendance, les pouvoirs que lui confèrent la Constitution et la loi en matière d’élection présidentielle», a précisé le chef de l’Etat dans son message de lundi, assurant que les institutions constitutionnelles de la République poursuivront, elles aussi, «scrupuleusement l’accomplissement de leurs missions respectives et exerceront leurs pouvoirs respectifs au service exclusif du peuple algérien et de la République».<