Le projet de restauration du ksar de Taouiala, situé dans la wilaya de Laghouat, devrait prochainement aboutir dans le cadre du programme annuel de restauration 2019. En effet,  les responsables locaux de la culture, ont annoncé, hier lors de la présentation de l’étude technique du projet, que la première tranche du financement des travaux a déjà été approuvée et devrait s’élever à près de 60 millions de dinars. Le projet de restauration supervisé par la direction locale de la culture devra en ce sens  permettre, selon Mohamed Nemili, directeur de la culture de wilaya, cité par l’APS,  des opérations de conservation sur différents points du site, certains nécessitant  une intervention ainsi que l’utilisation de matériaux et outils particuliers au style architectural du ksar. Site emblématique du patrimoine saharien, le ksar, localisé près de Oued El-Khadra, dans la commune de Taouiala, édifié au XVIIe siècle sous la conduite de Abdelkader Ben-Mohamed Ben-Slimane Ben-Bousmahan est pour rappel constitué d’une bâtisse principale à laquelle s’ajoute un groupement d’habitations anciennes adossées les unes aux autres, ceint par un rempart extérieur avec des tours d’observation. Ce site qui s’étend sur près de 250 m de long et 94 m de large est considéré aujourd’hui comme étant l’un des plus anciens de la wilaya de Laghouat ayant préservé son cachet architectural ancien et ce, bien que le site a subi plusieurs atteintes naturelles et humaines ayant entraîné la perte de certains de ses éléments. Pour rappel, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi avait insisté, lors d’une visite du site en mars 2017, sur l’importance de la  préservation du site et de la mise en valeur de ses  atouts touristiques et historiques, d’autant que le site est l’objet de plusieurs légendes locales. Une première proposition de restauration a été présentée dès cette époque au ministre de la Culture. Il est à noter, que le projet de restauration et de réhabilitation du vieux ksar de la ville de Laghouat, classé patrimoine national, a été adopté par l’Assemblée populaire de la wilaya (APW) lors de sa première session ordinaire de 2011.
Les recommandations issues de cette session avaient  porté sur le financement, à déterminer ultérieurement, de cette opération de restauration et son éventuelle extension à des sites similaires, Par ailleurs, la wilaya de Laghouat est riche d’un important patrimoine architectural et historique composé de monuments,  de vieux lieux de culte, mosquées et zaouïas, ainsi que des sites historiques et naturels. Ce patrimoine, levier de développement touristique pour la région, revêt un grand intérêt auprès des spécialistes, notamment la direction de la culture qui y projette des opérations de restauration et de valorisation par souci de leur préservation et intégration dans la dynamique du développement du tourisme. Les gravures rupestres sur plusieurs sites de la wilaya de Laghouat constituent aussi un véritable trésor archéologique à ciel ouvert qui mérite davantage d’attention pour les sauver d’une dégradation certaine, à l’instar de celles se trouvant dans la commune d’El-Ghicha, représentant une éléphante protégeant son petit, adoptée il y a quelques années comme sigle de l’Unicef.n