Des sources concordantes de l’antenne du Centre national du registre de commerce (Cnrc) font état de 800 commerçants ayant accompli les formalités du registre électronique durant une période de vingt-cinq jours (du 20 janvier au 15 février 2019). Les mêmes services du Cnrc n’ont cessé d’insister à travers des appels sur la nécessité de l’opération pour les commerçants détenant un registre classique  au risque d’être considéré comme caduc après le délai fixé (11 avril) et les tracasseries qui en découlent après l’entame de l’opération constitution d’un nouveau registre électronique (contrat, situation apurée auprès des impôts,  Casnos …) Sur le terrain, l’opération de réhabilitation du registre classique en registre électronique n’a comptabilisé, en dix mois et demi depuis son application par l’antenne d’OumEl Bouaghi du Centre national du registre de commerce, qu’un total de 16 824 réhabilitations. Comme le nombre global de commerçants au niveau de la wilaya d’Oum El Bouaghi est de 39 012, le chiffre en question ne représente qu’un taux de 43,1%, au demeurant très loin de l’objectif escompté.
Le décret 18/112 d’avril 2018 fixe le dernier délai pour la réhabilitation de l’ancien registre de commerce en un registre électronique au 11 avril 2 019. De ce fait, la balle demeure dans le camp des commerçants qui se doivent normalement de respecter la réglementation en vigueur pour atténuer l’anarchie du commerce informel ne cessant de gangrener de nombreux lieux  et, particulièrement, les abords des axes routiers, constituant parfois un véritable risque pour les usagers de la route. Pis, cette activité (l’informel) demeure très nuisible pour les nombreux commerçants activant dans la légalité avec des registres de commerce et payant régulièrement leurs impôts et frais de charge.n