Hier, deux individus ont profité d’un moment d’inattention de la part des policiers en faction devant le siège de la wilaya pour escalader jusqu’au toit afin de réclamer leur «droit» à un poste de travail.
Après s’être tailladé le torse, l’un des deux jeunes trentenaires a utilisé son sang pour écrire sur la façade de la wilaya le mot «travail» en arabe. Un message on ne peut plus clair à l’adresse des pouvoirs publics. Après de nombreux efforts et la promesse d’obtenir une audience avec l’un des responsables de la wilaya, les deux jeunes hommes ont accepté de descendre. Moins de trois heures plus tard, un autre individu d’une vingtaine d’années a refait la même opération en grimpant sur le toit du même immeuble avec la même revendication : un emploi. Même scénario et même dénouement.
La veille, un homme de 31 ans avait agi de même en se mutilant le corps à l’aide d’une arme blanche sur le toit du siège de la wilaya. Celui-ci avait même menacé de s’immoler par le feu après s’être aspergé d’essence. Cette situation ne laissa pas indifférentes les autorités locales qui ont fini par négocier avec le «suicidaire» pour trouver une solution à son problème, à savoir un emploi. Devant cette «réussite», d’autres jeunes ont donc naturellement cherché à reproduire la même scène pour exercer une forme de chantage sur les pouvoirs publics. Un chantage qui pourrait facilement se généraliser si les autorités locales continuent à négocier avec les «faux suicidaires».<