Les prix du blé connaissaient une légère accalmie mercredi en milieu de journée, après le fort rebond de la veille sur le marché de Chicago et sur le marché européen, dû à des rachats de positions «short» (anticipant une baisse des cours) détenues par les fonds américains.
Mercredi après-midi sur Euronext, la tonne de blé était stable à 184,25 euros sur l’échéance de mai, et perdait 1 euro la tonne à 175,50 euros la tonne sur l’échéance de septembre, pour un peu plus de 13 000 lots échangés. La tonne de maïs, elle, évoluait de façon incertaine: elle progressait de 0,25 euro à 169,50 euros sur l’échéance de juin, et perdait 0,25 euro sur celle d’août à 172,75 euros, pour à peine plus de 270 lots échangés. Alors que l’euro restait quasiment stable par rapport au dollar, le marché des changes, qui influence celui des céréales, a été surtout animé par la livre sterling en léger rebond dans la matinée face à l’euro et au dollar, en attendant un nouveau vote du Parlement britannique sur le Brexit.
Dans le domaine des céréales, le marché suivait un appel d’offres de l’Algérie pour du blé meunier. La Tunisie est par ailleurs à la recherche de
92 000 tonnes de blé tendre et de
42 000 tonnes de blé dur pour livraisons avril-mai, ainsi que de 75 000 tonnes d’orge fourragère pour août-novembre, ont précisé des analystes. Mardi, la Turquie, la Corée du Sud et Taiwan ont acheté respectivement 300 000 tonnes, 68 000 tonnes et 65 000 tonnes de maïs, relevaient des analystes. En matière de maïs, la révision en hausse de la production brésilienne en 2018-19, effectuée par la Conab (+1,2 million de tonnes à 92,8 MT) n’a pas influé le marché du maïs, notaient ces analystes.