Un immeuble de quatre étages abritant une école s’est effondré mercredi dans un quartier populaire de Lagos, avec de nombreuses victimes, dont des enfants, pris au piège des décombres, selon un journaliste de l’AFP et des témoins sur place. Une marée humaine entourait les lieux de l’accident près du marché Itafaji, pendant que les secours – Croix-Rouge nigérianne et Agence nationale de secours (Nema) – tentaient de dégager des victimes. Le dernier étage de l’immeuble abritait une école maternelle et primaire, mais il était encore difficile dans l’immédiat d’établir un bilan des personnes blessées ou décédées, une grande confusion régnant sur place. «Nous essayons toujours de savoir combien de personnes sont piégées à l’intérieur», a déclaré à l’AFP un officier de police, Seun Ariwyo, estimant qu’elles sont probablement «très nombreuses».
«Au moins 20 (personnes) ont déjà été sorties», a-t-il ajouté sans pouvoir dire si elles étaient vivantes. Derin, un jeune du quartier ayant participé aux opérations de sauvetage sur le toit de l’immeuble de quatre étages, a lui affirmé qu’»au moins 10 enfants» étaient encore piégés dans les décombres à la mi-journée, «apparemment en vie». Devant les décombres, des parents en larmes imploraient les sauveteurs qu’on sauve leurs enfants. Des effondrements meurtriers de bâtiments se produisent fréquemment au Nigeria, où les règles de construction sont régulièrement bafouées. L’accident le plus médiatisé s’est produit en septembre 2014, lorsque 116 personnes, dont 84 Sud-Africains, ont été tuées à Lagos après l’effondrement d’un bâtiment de six étages dans lequel un célèbre télévangéliste, Joshua TB, prêchait.
L’enquête a conclu à des défaillances structurelles du bâtiment dont la construction était illégale.
En décembre 2016, au moins 60 personnes ont été tuées par l’effondrement du toit d’une église à Uyo, la capitale de l’État d’Akwa Ibom, dans l’est du pays.