de Tlemcen, El Halloui Tlemçani
Le projet d’implantation d’une station-service privée au niveau de la localité de Chetouane (commune du grand Tlemcen) suscite des interrogations. Et pour cause. Le projet en question en chantier est situé à hauteur du site universitaire (nouvelle faculté), le terrain d’extension de la nouvelle école des ingénieurs de la ville et le centre anti cancer (CAC). Outre l’aléa technologique (risque d’explosion) et écologique (nuisances environnementales), tout un chacun s’interroge par quel imbroglio administratif-juridique, l’assiette de terrain, appartenant de surcroît au domaine public, a été attribuée au maître d’ouvrage au titre de ce projet très controversé qui aurait été approuvé sans aucune enquête préliminaire, commodo-incommodo, selon la subdivision de l’urbanisme de la daïra de Chetouane. A noter qu’il y était prévu la réalisation d’infrastructures de base pour réguler la fluidité de la circulation au niveau de ce carrefour routier menant, entres autres, à la localité d’Aïn El-Houtz, Abou Tachfine et Oujlida. Le bénéficiaire du terrain possèderait déjà deux stations-services dont une à Tlemcen et une autre à Aïn Fezza. Il faut savoir qu’une station d’essence existe à Chetouane, appartenant à un ex-P/APC (décédé) ; elle est implantée à proximité du siège de la brigade de la gendarmerie nationale. Dans ce sillage, des autorisations d’exploitation auraient été délivrées par le président d’APC de Chetouane à deux stations de production de béton armé prêt à l’emploi (BPE) au niveau de la zone industrielle alors que cette procédure relève des prérogatives du wali, croit-on savoir. L’implantation desdites stations s’est faite en dépit des protestations des industriels et des riverains de la zone industrielle. De surcroît, les deux centrales en question fonctionneraient sans aucun titre d’exploitation officiel, si l’on en croit l’Association de wilaya des industriels de Tlemcen qui parle de «tentative de régularisation après coup». n