Deux journées dites « portes ouvertes », du 14 au  15 mars 2019, ont été organisées par le groupement  de gendarmerie de Ghardaïa au Centre d’information  et d’animation de la jeunesse (CIAJ), ex-Auberge de jeunesse de Ghardaïa, situé en plein centre-ville.

Le coup d’envoi a été donné jeudi par le commandant du groupement territorial de gendarmerie de la wilaya de Ghardaïa, le lieutenant-colonel Moulay Bachir Mohamed, en présence du wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, du P/APW, Omar Daddi Addoune, du Procureur général de la République, Mohamed Bensalem, des autorités locales civiles et militaires, des élus des deux chambres du Parlement, des élus locaux, des Aâyane, des notables et de plusieurs personnalités invitées pour la circonstance. Organisées à l’intention du grand public, ces journées permettront aux visiteurs de se faire une idée précise des missions de ce corps républicain qui n’a eu de cesse d’œuvrer, depuis l’indépendance du pays, d’assurer la sécurité des biens et des personnes et celles de nos frontières. Le chef du groupement de la Gendarmerie nationale de Ghardaïa a saisi l’opportunité de la cérémonie d’ouverture de ces journées portes ouvertes pour rappeler précisément les missions assignées à ce corps, la lutte contre le crime sous toutes ses formes, la sécurisation de nos frontières et la préservation de la sécurité des personnes et des biens, et aussi d’être à l’écoute des préoccupations des citoyens, et ce, bien entendu, en conformité avec les lois de la République. Cette initiative, entreprise dans le cadre du rapprochement entre le gendarme et le citoyen, a permis aux visiteurs de découvrir de près la mission des gendarmes à travers l’exposition des statistiques sur le crime organisé et les équipements et matériels modernes. Des photos inhérentes aux accidents, les interventions rapides et le contrôle routier ont aussi « meublé » une bonne partie de cet événement. Celles-ci devaient aussi permettre au public de s’informer et s’enquérir des technologies modernes utilisées et des progrès réalisés par ce corps militaire de sécurité et sur les méthodes scientifiques utilisées dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Un atelier a attiré beaucoup de jeunes, notamment des universitaires, car il leur permet de prendre connaissance des conditions de recrutement à la Gendarmerie nationale. Comme d’habitude, une cérémonie de remise de cadeaux et de tableaux d’honneur aux retraités de la gendarmerie, de la douane et de la protection civile. Les journalistes et correspondants de la presse locale n’ont pas été en reste, ils ont comme de coutume été honorés à leur juste valeur par ce corps républicain. Cependant, une belle surprise est à signaler. Celle de la présentation au stade communal, au centre-ville, d’une série de démonstration des divers corps de la gendarmerie, à commencer par l’unité motorisée qui a fait étalage de sa maîtrise et de l’utilisation efficiente de la moto, dans la régulation de la circulation routière que dans la cadre de l’accompagnement de personnalités. Ensuite c’est à l’unité cynophile de présenter un exercice de recherche d’armes et de drogue par des chiens renifleurs. Mais le clou des démonstrations reste indéniablement celui présenté par la Section de sécurité et d’intervention (SSI), un corps surentraîné au maniement des armes et aux arts martiaux. Etalant plusieurs facettes de leur « art », dont des situations de maîtrises et d’arrestations d’individus dangereux, de tirs au pistolet et à la kalachnikov, ils ont surpris tous les présents et surtout les gens, à l’extérieur de l’enceinte du stade, et à des kilomètres à la ronde en simulant une attaque terroriste de personnalité et en tirant, avec une dizaine de Kalachnikov plus de 15 minutes. Le bruit strident des rafales à blanc a été entendu à plusieurs kilomètres à la ronde et a presque créé un instant de panique parmi la population, qui rapidement a été rassurée en apprenant que ce n’était qu’une scène de démonstration de la Gendarmerie nationale. n