L’école des enfants handicapés visuels de Chelghoum Laïd a abrité, ce jeudi, la célébration officielle de la Journée nationale des personnes aux besoins spécifiques qui se tient chaque année le 14 mars. Le premier magistrat de la wilaya et plusieurs autres personnes ont rehaussé de leur présence la cérémonie et ont manifesté un intérêt particulier pour cette frange de la population, particulièrement celle des enfants autistes, plus de cinquante. Le wali a promis de tout faire pour une meilleure prise en charge de ces derniers. Marginalisés à longueur d’année, les handicapés deviennent, le temps d’une journée, les chouchous que tout le monde se disputent. Des sourires, des accolades, des encouragements et des cadeaux ont, de tout temps, caractérisé cette journée, c’est la coutume. Les handicapés visuels et les autres catégories ont eu droit à tous les égards de la part des responsables à tous les niveaux, c’est leur fête, cela va de soi. Toutes leurs préoccupations ont été recensées et promesse leur a été donnée que toutes leurs doléances seront prises en considération.
Mais une fois la fête passée, les handicapés se retrouveront seuls, ils savent que seuls leurs parents ou les membres de leurs familles seront à leur écoute. Les autres ne se les rappelleront que le 14 mars prochain ou le 3 décembre, Journée internationale des personnes handicapées, deux dates où ils refont surface pour vivre une journée de fête puis sombrer dans l’oubli. C’est leur destin et ils l’acceptent. Ils vivent leur vie et ils sont heureux malgré tout.
Les handicapés veulent une meilleure prise en charge, des emplois, des logements, des assistants sociaux pour les aider et une pension qui leur permet de faire face aux dépenses quotidiennes car à l’instar des « normaux », ils ont des familles à nourrir. n