Les travaux du 8e Sommet mondial des arts et de la culture, auxquels a pris part l’Algérie aux côtés de plus de 80 autres pays, représentés par pas moins de 450 délégués, viennent de prendre fin à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie.

L’Algérie, représentée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Smaïl Oulebsir, a contribué aux trois objectifs ciblés par les organisateurs, à savoir «approfondir notre compréhension, explorer de multiples points de vue selon les cultures, les générations, les contextes et les géographies et aussi mobiliser l’action collective pour construire nos avenirs et mettre les arts et la culture au cœur de la vie publique», a indiqué le ministère de la Culture dans un communiqué.
Le secrétaire général du ministère de la Culture a évoqué l’expérience algérienne des politiques publiques culturelles destinées à concrétiser les droits culturels du citoyen algérien, en application des nouvelles dispositions de la Constitution de 2016, qui a érigé ces droits au rang de mission régalienne de l’Etat. En outre, il a également présenté les politiques de soutien aux différentes filières et branches culturelles, dans le cadre d’une politique culturelle qui n’exclut pas la réflexion sur la définition de nouvelles relations avec les parties prenantes, notamment le secteur privé et la société civile, pour une meilleure gouvernance de l’action culturelle.
La rencontre, qui a duré du 11 au 14 mars courant, aura ainsi permis aux participants de débattre de différentes thématiques en rapport avec les changements de paradigme de l’acte culturel dans un nouveau contexte marqué, notamment, par la mondialisation, les transformations technologiques, les changements climatiques et les migrations.
La culture comme levier pour un rayonnement international
Durant ce sommet, organisé sous le slogan générique, «Esprits mobiles : culture, savoir(s) et changement», les participants ont eu à «échanger», en séances plénières et en panels, sur « les nouveaux défis de la culture» ainsi que sur «les solutions à imaginer par les différents acteurs», appelés à réinventer leurs rôles respectifs et les voies de leur collaboration pour permettre à l’acte culturel de continuer à être l’émanation de la société et le levier de son identité et de sa mémoire. La rencontre a été organisée par la Fédération internationale des conseils et des agences culturelles (Ficaac), en collaboration avec le ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture de Malaisie.
Par ailleurs, le communiqué indique que la Ficaac a porté son choix sur ce pays en raison d’un brassage culturel serein, reflet d’une diversité culturelle assumée, portée par les différentes catégories de la société, ainsi que par les institutions publiques. En abritant cette réunion internationale, le gouvernement malaisien n’a pas caché son ambition, déclarée lors de la cérémonie d’ouverture par le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, puis par Datuk Mohammadin Ketapi, ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, de «mobiliser la culture comme levier pour un rayonnement international».
De son côté, Karima Bennoune, Rapporteuse spéciale des Nations unies dans le domaine des droits culturels depuis 2015, a animé une conférence sur la façon dont les acteurs de toutes les cultures ont accès à l’écosystème et l’utilisation de l’espace public. Elle a évoqué, ainsi les défis auxquelles fait face ce secteur et le rôle de l’espace public dans la jouissance des droits culturels.