L’Union nationale du mouvement associatif et de la société civile a organisé, hier, une rencontre à l’hôtel Riadh. La réunion placée sous le slogan «L’Algérie, sous une nouvelle ère» a été une opportunité pour les participants d’appeler à un véritable dialogue national autour des problèmes qui se posent au pays. Concrètement, les participations à la rencontre ont insisté sur l’impératif
«d’encadrer le mouvement populaire» à travers un «dialogue national inclusif». C’est ainsi que Gasmi Tayeb, le président de l’Union nationale de ce mouvement associatif, a défendu bec et ongles les vertus du dialogue entre les citoyens. «Le dialogue est une vertu civilisationnelle vers laquelle il faut aller», a-t-il plaidé, tout en vantant les mérites de l’écoute et de l’approfondissement de la culture du respect des uns envers les autres. «Il n’y a qu’à travers un dialogue constructif qu’on peut arriver au bout des problèmes qui se posent actuellement mais, également, à travers une écoute attentive des uns et des autres et aussi à travers un respect mutuel», a-t-il indiqué. Toutefois, le président de l’Union s’est gardé de rendre publiques des recommandations à propos des mécanismes d’un «dialogue inclusif» de peur «d’être accusé de vouloir récupérer le mouvement populaire» manifestant actuellement dans la rue.
«Ceci n’empêche pas la disposition de l’Union avec ses 1 600 associations à plaider en faveur de débats et à engager un dialogue auquel prendront part toutes les franges de la société pour débattre de toutes les idées et les solutions afin de sortir de la crise que vit le pays», a-t-il fait valoir. Aussi et à l’occasion des prises de paroles, les intervenants ont été unanimes à défendre l’option du dialogue avec les citoyens et les organisations de la société civile «pour permettre une cristallisation des revendications populaires et les rendre visibles et lisibles dans un encadrement clair et précis». Evoquant l’impératif de la transition démocratique à laquelle ont appelé les manifestants «chaque vendredi», les participants à la rencontre ont appelé à trouver les mécanismes juridiques idoines à même de prendre en charge «comme il se doit cette période pour le grand bien de la population».
«Il faut réfléchir aux différents scénarios pour sortir de la crise mais aussi aux mécanismes devant être activés pour assurer une transition pacifique du pouvoir et édifier une deuxième République», ont-ils également avancé. Aussi, beaucoup d’associations nationales ont estimé impératif de répondre aux revendications des jeunes qui exigent un changement du système et à l’édification d’une Algérie nouvelle. L’ouverture «d’un dialogue national inclusif sérieux entre les acteurs de la société civile avec toutes les franges de la société algérienne visant l’encadrement du mouvement populaire et à formuler, de manière efficace, les revendications des Algériens dans un cadre organisé est la seule solution à même de satisfaire notre population et de répondre à ses attentes», ont-ils précisé. Quoi qu’il en soit, les représentants d’associations réunis, hier, ont voulu donner un «cadre organisé et idoine» aux citoyens en colère, rejetant le système et exprimant des «revendications légitimes».