Khenfar Kaouther, 37 ans, est ingénieur d’Etat en électronique, en gestion et en techniques urbaines. Elle travaille, depuis juillet 2009, à Algérie Télécom de Oum El Bouaghi. Grâce à son abnégation et son sérieux dans le travail, elle a gravi les échelons. Recrutée comme ingénieur d’exploitation réseau de transmission au Centre de transmission Algérie Télécom de Oum El Bouaghi, elle a été promue chef de département «Haut Débit » Actel Oum El Bouaghi (2010/2014), puis chef de service maintenance et exploitation des équipements (2014/2018). De 2018 à ce jour, elle exerce la fonction de chef de département réseau de transport, sous-direction technique Algérie Télécom de Oum El Bouaghi.

Reporters : La branche technique que vous exercez est généralement l’apanage des hommes. Comment vous êtes-vous retrouvée dans ce secteur ?
Khenfa Kaouther : J’ai fait un tronc commun de sciences exactes et j’ai choisi l’électronique, une branche que j’ai toujours souhaitée et aimée avec l’architecture. De ce fait, j’ai fait la gestion des techniques urbaines. Cependant, c’est le volet électronique que je maîtrise le mieux et celui de l’équipement, configuration, maintenance, installation, planification, suivi et réalisation des projets.

L’environnement masculin ne vous a-t-il pas dérangé ?

Au contraire. Ma relation est au beau fixe avec tous les responsables et collaborateurs, marquée surtout par le respect mutuel.

Sortez-vous sur le terrain ?

L’étude, la vérification des chantiers, l’intervention sur les équipements « Out Door » nécessitent des sorties. Pis, auparavant, j’intervenais même pour des pannes dans les domiciles des clients.

Quelles sont vos ambitions ?

Je suis de nature ambitieuse et deux souhaits me taraudent l’esprit en permanence. En premier lieu, parachever mes études supérieures avec un doctorat. En second lieu, détenir un poste de gestion pour concrétiser mes ambitions.
Et quelles sont vos impressions en ce mois de mars, synonyme des droits de la femme ?
La femme qui demeure la moitié de la société occupe une place de choix dans notre religion.
De ce fait, il faut qu’on se rappelle aussi de la femme au foyer qui a fait beaucoup de sacrifices pour la société. Quant à la femme travailleuse, ses concrétisations ne sont pas venues du néant car elle doit avoir confiance en ses capacités pour lesquelles l’enseignement demeure le pivot qui lui permettra de travailler dans tous les domaines qui étaient auparavant l’apanage des hommes, tels l’architecture, la médecine, l’espace, les technologies.