La production agricole nationale, végétale et animale, est depuis trois ans sur une courbe ascendante. En effet, depuis la campagne 2016 jusqu’à celle de 2018, la tendance est à la hausse mis à part quelques filières agricoles qui ont accusé des baisses sensibles. Ainsi, si l’on compare les résultats de la campagne 2016 avec ceux de 2018, la production a progressé.

L’Office national des statistiques (ONS) a, dans son dernier rapport, rendu public hier, précisé que la production constituée essentiellement de blé dur, blé tendre et orge représente respectivement 57%, 13% et 28% de l’ensemble des productions de céréales.
Soulignant que l’Algérie a enregistré une production céréalière record au cours de la campagne agricole 2017/2018, avec 6,1 millions de tonnes de céréales récoltées entre juillet 2017 et juin 2018, soit une augmentation de 74% par rapport aux 3,5 millions de tonnes de la saison précédente. Selon l’ONS, durant la campagne agricole 2016/2017, la production totale de céréales d’hiver a été estimée à près de 34,703 millions de quintaux (q), contre plus de 34, 300 millions de quintaux, soit une hausse de 1% par rapport à la campagne 2015/2016.
Production céréalière, belle moisson
Notons que l’ONS s’est surtout intéressé dans son rapport à comparer la campagne de 2016/2017 à celle de 2015/2016. Ainsi, plusieurs produits agricoles ont connu des hausses de production. Il s’agit essentiellement des céréales, légumes secs, agrumes, dattes et des figues. Cependant, des baisses ont caractérisé d’autres produits agricoles, dont les cultures industrielles et les fruits à noyaux ou à pépins, alors que les cultures maraîchères ont connu une stagnation. Par ailleurs, la production agricole des légumes secs a réalisé «une belle performance» atteignant près de 1,073 million de quintaux, contre 773 106 q durant la campagne précédente, enregistrant ainsi une hausse de 39%. Selon les données de l’ONS, cette performance est due essentiellement à des hausses «remarquables » de la production des lentilles qui a atteint 191 387 quintaux (+90%), les haricots secs 14 797 quintaux (+69%) et les pois chiches 293 356 quintaux (+36%). Pour les agrumes, leur production a connu également une tendance haussière, plus de 13,440 millions de quintaux en 2017, contre 12,032 millions en 2016 (+12%). La hausse la plus importante concerne les oranges, avec près de 10,140 millions de quintaux (+14%), suivies par la clémentine plus de 2,054 millions de quintaux (7%), les mandarines
452 217 quintaux (+7%), le citron
777 572 quintaux (+5%). La production de pomélos a, elle, stagné à près de 19 000 quintaux en 2017. Pour ce qui est de la production de dattes, l’ONS relève un volume supérieur à 10,580 millions de quintaux, contre 10,390 millions de quintaux (+3%) en 2016. Par variété, près de 54% de la production provient des fameuses dattes algériennes Deglet-Nour, avec une production de 5,670 millions de quintaux (+2%), les dattes sèches qui représentent 2,866 millions de quintaux (+4%). Et enfin, les dattes molles qui ont enregistré une production de 2,050 millions de quintaux, soit une hausse 2%. D’autre part, le rendement des figues s’est amélioré en 2017 pour atteindre une production de 1,290 million de quintaux (+7%), par rapport à la même période de comparaison déjà citée.
Cultures industrielles en légère baisse
Toujours au registre de cette comparaison et concernant les cultures industrielles (tomates, tabacs, arachides et autres), elles ont atteint plus de 12,555 millions de quintaux, contre plus de 12,800 millions de quintaux la saison précédente, en baisse de 2%. Cette baisse s’explique principalement, selon la même source, par le recul de la production de tomates industrielles (-2%) avec près de 12,100 millions de quintaux.
Quant aux productions de tabac et d’arachides, elles ont augmenté, respectivement, de 5% et 43%. Le tabac a connu une production de 102 900 quintaux, alors que celle des arachides est de 101 713 quintaux, détaille l’organisme des statistiques dans sa publication sur la production agricole campagne 2016/2017, élaborée sur la base des données du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.
Concernant la production de l’ensemble des cultures fruitières (espèces à noyaux et/ou à pépins), elle a atteint plus de 15,170 millions de quintaux en 2017, contre environ 15,400 millions de quintaux en 2016, enregistrant ainsi une légère baisse de 1%. Selon l’Office, 80% de la production proviennent
de quatre espèces de cultures fruitières : les pommes (32,6%), les abricots (15,7%), les poires (15,6%) et les pêches (13,01%). Durant la campagne agricole 2016/2017, la production d’olives a été évaluée à plus de 6,844 millions de quintaux, dont plus de 57%, destinée à l’extraction d’huile. Comparativement à la campagne 2015/2016, la récolte a baissé de 2%, soit 119 709 quintaux de moins.
Cette régression est due, notamment, à la baisse de la production d’olives pour l’huile (-18%), à 3,900 millions de quintaux contre 4,750 millions de quintaux. En revanche, la production d’olives de table a été estimée à près de 2,930 millions de quintaux contre près de 2,200 millions de quintaux, en hausse de 32%. La production de vignoble est estimée à plus de 5,660 millions de quintaux, contre plus de 5,700 millions quintaux, marquant ainsi une légère baisse (-1%) durant les périodes de comparaison.
La production de raisins de table, qui représente 87% de la production totale de vignoble, quant à elle, a connu une stabilisation, autour de 5 millions de quintaux. Ainsi, le secteur de l’agriculture a, une nouvelle fois, été le principal facteur de croissance du PIB hors hydrocarbures en 2017 et 2018. La contribution du secteur agricole au PIB a dépassé les 12% en 2018, tandis que près d’un quart des emplois dans le secteur économique algérien l’est dans l’agriculture.