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Chroniques

Chroniques (48)

Pour lecture ou relecture d’été, deux récits d’apprentissage. Un genre littéraire qui a acquis ses lettres de noblesse depuis fort longtemps. Pour rappel, l’emblématique récit «Enfance », de Léon Tolstoï. Dans cette chronique, il s’agit du « Gone du Chaâba » (Seuil, Collection Points Virgule, 1986) de Azouz Begag et «Regard blessé» (Gallimard, 1987). Deux cheminements singuliers dans des contextes différents mais réunis par le regard d’enfant qu’ils portent sur le monde, ses arcanes et ses douloureuses vérités.

Poursuivons nos lectures d’été en revisitant les œuvres et les titres phares de deux auteurs dont l’empreinte s’est faite sentir avec force dans les lettres arabophones et dont le retentissement a dépassé les limites du « monde » arabe. L’un a obtenu le Nobel de littérature et le nom de l’autre fut par maintes reprises murmuré. Il s’agit de l’Egyptien Naguib Mahfoud (1911-2006) et du Soudanais Tayeb Salih (1929-2009).

Il est sûrement des lectures d’été plus reposantes. Mais peut-on échapper à notre temps, ses dures réalités, ses injustices et ses massacres ? La Palestine est devenue la métaphore d’un rêve impossible... D’autres causes ont pu triompher, des peuples ont retrouvé la liberté. Pour les Palestiniens, enfermés dans Gaza, dans les camps de réfugiés, dispersés de par le monde, floués par des promesses laxistes ou mensongères, les trahisons arabes, « la terre est étroite ».

Le 11 septembre1973, durant le coup d’Etat conduit par le général Pinochet contre le gouvernement légal du Président socialiste Salvador Allende, le chanteur Victor Jara, icône révolutionnaire, était arrêté et torturé à l’Estadio Chile (aujourd’hui Estadio Víctor-Jara) puis à l’Estadio Nacional où, comme de nombreux Chiliens de gauche, il sera assassiné. Une atroce boucherie.

Jean Amrouche fut un prince du verbe, selon Mohammed Harbi. Et aussi un homme d’engagement. Jean Amrouche s’engagea sans réserve dans le combat pour l’émancipation et l’indépendance de l’Algérie. L’œuvre de Jean Amrouche s’est s’articulée autour d’une double quête spirituelle et identitaire, dont la finalité est le «langage primordial».

Généralement, le modèle des conquêtes coloniales françaises fut l’Expédition d’Egypte, conduite par le général Bonaparte. Il n’en a pas été de même pour celle de l’Algérie en 1830. Et pour cause. Il aura fallu plus de vingt ans pour juguler la résistance incarnée, notamment par l’Emir Abdelkader. La France était là, prétendument, pour apporter le Progrès et les Lumières aux autochtones. On sait à quel terrible prix il en fut état.

En ces temps d’effervescence citoyenne qui voit une nouvelle génération s’inquiéter, se passionner et se positionner quant au devenir de l’Algérie, par-delà les strictes échéances électorales, il est peut-être utile de se remémorer de celle qui par l’écriture avait fait entendre la voix et les exigences d’une génération nouvelle.

On peut dire que si le Moyen-Age fut une période de confrontation entre les Francs et les Arabes musulmans, il se distingua néanmoins par moments par l’établissement de divers rapports diplomatiques plus sereins ; des alliances militaires furent même nouées. A la fin du IXe siècle, les discours à l’égard des musulmans se durcirent.

Le monde a parlé arabe à une certaine époque de l’histoire de l’humanité. Il faut être d’une mauvaise foi sans nom pour ne pas le reconnaître. Des penseurs, des historiens et des chercheurs de haute valeur de par le monde l’ont attesté.

Les temps ont bien changé. Traditionnellement, en tout cas depuis que le cinéma fut investi pour évoquer le geste de l’Islam sur le petit écran, chaque Ramadhan était accompagné par un feuilleton dit religieux. Cette année, il est dédié au calife Haroun Errachid (diffusé, notamment, sur Numidia TV). Les Mille et Une nuits rapportent la splendeur de sa capitale, Baghdad et ses péripéties fabuleuses. Il y a comme un air de connivence avec la série TV anglaise, « Moi, Claude, empereur ». La maman de Haroun, telle l’impératrice Livia, est prête à tout pour tracer à son fils la voie impériale. Quitte à empoisonner son fils aîné. Fait d’histoire, mythe ou liberté de fantasme du scénariste ?
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