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mercredi, 10 octobre 2018 06:00

Face au défi des enjeux futurs et de la mondialisation : Agriculture, appel au changement du modèle de production

Écrit par Bouzid Chalabi
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« Gestion de la rareté de main-d’œuvre agricole et du capital humain », « l’Agriculture algérienne à l’ère de la mondialisation » sont les deux sujets débattus lors du Forum international de l’agro-écologie, de l’environnement horticole et du développement durable « Agroeco », organisé hier en marge du Salon de l’élevage et l’agroéquipement (Sipsa-Sima 2018) qui se tient au Palais des expositions-Safex des Pins-Maritimes d’Alger.

S’exprimant sur le premier thème, le professeur Sid-Ahmed Ferroukhi, chef du groupe parlementaire du parti FLN à l’APN et ex-ministre de l’Agriculture et du Développement rural, s’est surtout penché sur l’intérêt de changer le modèle agricole en place car il a « montré ses limites ». Et d’expliquer : « Il faudra passer à un modèle basé sur l’innovation. » Et sur ce point, il a fait savoir que « jusqu’ici, l’innovation dans notre secteur reste un vain mot. Preuve en est, sur 127 pays, l’Algérie est classée, en 2017, selon le Bureau d’études globale innovation index, à la 108e position, avançant ainsi de trois places par rapport au classement de 2016. Ce classement nous révèle que notre modèle agricole n’a connu aucune innovation si ce n’est en de très rares exceptions ». Toujours à propos d’innovation dans le secteur, il dira : « Cela reste à notre portée mais il faudra d’abord résoudre la problématique de la main-d’œuvre de plus en plus rare dans le secteur. Une tendance qui peut changer pour peu de rendre plus attractifs les métiers de l’agriculture. Il a enfin considéré que « c’est uniquement par l’innovation que l’on pourra valoriser davantage nos terres agricoles ». Mais qui va être le moteur de l’innovation en Algérie ? lui a-t-on demandé. Sid-Ahmed Ferroukhi répond tout de go : « Ce n’est certainement pas la tutelle, c’est dans le capital humain qu’il faudra puiser, dans la mesure où beaucoup d’universitaires et de jeunes sont porteurs d’idées nouvelles et prêts à exécuter en leur ouvrant la voie et non pas de leur créer des entraves. » Concernant le deuxième thème, Djamila Halliche, professeure à l’université de Bab-Ezzouar, avant d’aborder le thème de la mondialisation, s’est aussi prononcée sur le sujet de l’innovation.
Elle dira en substance qu’il faudra tenir compte et maîtriser divers facteurs. Pour le détail, ce sont « la diversité des terrains et leur valorisation sur tout le territoire national, comprendre l’évolution des pratiques agricoles sur tout le territoire et enfin maîtriser le dispositif d’accompagnement financier ». Et de lancer à l’assistance : « Pourquoi innover en agriculture ? » Elle a répondu, « tout au moins augmenter les capacités de production et faire face aux changements climatiques ». A propos de la mondialisation, la conférencière estime que cela peut être un stimulant pour nos agriculteurs.
Et d’expliquer : « Le marché international est avide de produits de qualité, nous en avons les potentialités mais, toujours est-il, qu’il faudra à nos agriculteurs exceller pour produire dans la durée des végétaux de qualité, car la concurrence peut faire perdre des marchés. » La professeure a, par ailleurs, mis l’accent sur le fait que le monde de la consommation va continuer à connaître des changements. « Je parle ici du mode de consommation qui ne va pas cesser de changer.
C’est pourquoi nos producteurs doivent se préparer à ce changement. Autrement dit, savoir quels seront les produits agricoles attendus et les systèmes de production associés. » Mme Djamila Halliche a lancé aux participants au forum : « Il s’agira de savoir quels seront les agriculteurs et les consommateurs de demain. » En somme, et dans cette ère de mondialisation, « il faudra aller vers plus de labellisation, de certification et de normalisation ». Pour y arriver, Djamila Halliche avance : « Il faudra trouver des solutions aux problèmes complexes que rencontre notre secteur de l’agriculture. » Retenons enfin que sont inscrits d’autres forums en marge du SIPSA 2018. Aujourd’hui, le Forum aura pour thème « Filières et légumes et valorisation des produits agricoles à l’exporter». Quant à celui de demain, il portera sur «l’aquaculture et les ressources halieutiques »

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