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mardi, 04 décembre 2018 06:00

Djamel Aidouni, président du Syndicat des magistrats : «La corruption est une réalité qu’on doit combattre par tous les moyens»

Écrit par Fayçal Djoudi
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Le président du Syndicat des magistrats, Djamel Aidouni, qui était l’invité du forum de la radio Chaîne I, est revenu sur plusieurs sujets concernant le secteur de la justice, dont le point le plus important, selon lui, est la formation des magistrats. Djamel Aidouni a expliqué que « le projet de réforme de la justice, entamé par l’Etat, se fonde sur trois aspects essentiels, à savoir la formation des magistrats, la construction d’établissements pénitentiaires et l’équipement des différentes structures judiciaires en moyens technologiques modernes».

Concernant le premier point, il a affirmé que «la formation des ressources humaines constitue la priorité des priorités de son secteur, car on ne pourra rien faire si on ne forme pas les hommes». A ce titre, il a tenu à rappeler que pas moins de 4 500 magistrats ont bénéficié d’une formation à long et court termes, tant à l’étranger qu’en Algérie.
De plus, les nouveaux magistrats, lauréats du concours, vont bénéficier d’une formation de quatre ans à la fin de l’année au lieu de trois ans. Ainsi, selon lui, l’Algérie a franchi un grand pas en matière d’indépendance de la justice grâce aux profondes réformes initiées par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, depuis l’installation de la Commission nationale pour la réforme de la justice. Revenant sur l’adaptation des peines privatives de liberté afin de prévenir la récidive et permettre la réinsertion sociale des détenus, l’interlocuteur a précisé que les nouveaux mécanismes inscrits au titre de la politique pénale basée sur l’adaptation de la peine «ont prouvé leur efficacité, à l’image du bracelet électronique dont 19 détenus ont bénéficié à travers sept wilayas, par rapport à la détention, dont les résultats en matière de prévention des crimes demeure limités». Par ailleurs, Djamel Aïdouni, qui est également président du groupe africain de l’UIM, a souligné que la magistrature «est une autorité indépendante qui exerce ses missions dans le cadre de la loi et prononce les jugements au nom du peuple algérien». Parlant de la lutte contre la corruption, il dira qu’«elle doit se faire dans le respect de la loi». Toutefois, il a rappelé que «la corruption est un mal qui gangrène tous les secteurs et pas uniquement celui de la magistrature». «C’est une réalité qu’on doit combattre par tous les moyens. Nous avons des magistrats qui sont à la hauteur du défi.
Ils sont d’ailleurs en formation permanente pour pouvoir étudier les dossiers y afférents. Leurs compétences sont reconnues à l’échelle internationale», a-t-il assuré. Selon Djamel Aidouni «une justice forte et puissante consacre la démocratie». Dans ce sillage, il a évoqué l’implication des magistrats dans la surveillance et le contrôle des élections et leur détermination à «défendre l’Etat et ses institutions».<

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