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samedi, 01 septembre 2018 06:00

Programme national de dessalement de l’eau de mer : Vers la création d’un groupe industriel avec la Sonatrach

Écrit par Bouzid Chalabi
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Dans la perspective d’une offre nationale d’eau portable plus importante en volume, un projet de création d’un groupe industriel de dessalement de l’eau de mer est à l’étude.


C’est le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, qui l’a annoncé à partir d’Oran où il était en visite de travail, jeudi dernier. Comme il a souligné à ce sujet dans une déclaration à la presse que « le projet est au stade de la réflexion et de discussion ». Le ministre a en outre mis en exergue l’importance de la création d’un groupe industriel dans les techniques de dessalement.
«Nous partageons la réflexion autour de ce projet avec Sonatrach», a-t-il ajouté sans donner de précisions sur les échéances de ce projet.
«Pour le moment, le dessalement de l’eau de mer contribue, en Algérie, avec 17% dans l’offre nationale d’eau potable et nous allons dépasser les 25%, une fois mises en service les unités en cours de réalisation», a-t-il encore informé.
Et de faire savoir dans ce sens que quatre stations sont en voie de lancement à El Tarf, à l’ouest d’Alger, à Skikda et à Béjaïa, et d’ajouter : «Nous allons sentir le besoin de s’impliquer davantage dans l’industrie de dessalement dont on partage la réflexion avec Sonatrach ».
Le ministre des Ressources en eau a tenu enfin a rappeler que « l’Algérie est parmi les plus grands pays au monde ayant investi dans le dessalement de l’eau de mer ». En effet le pays ambitionne dans son programme de dessalement de l’eau de mer la mise en service de 13 stations à l’horizon 2018, dont 11 sont déjà en exploitation, totalisant plus de 2,3 millions de mètres cubes de production journalière d’eau potable. Ces unités sont pour la plupart exploitées par l’Algerian Energy Company (AEC), une entreprise publique économique, créée en 2001, sous forme de société par actions de droit algérien, détenue par Sonatrach et Sonelgaz. Elle est chargée principalement de la promotion des projets d’envergure en partenariat avec des sociétés internationales dans les domaines du dessalement de l’eau de mer (DSEM) et la génération électrique. Notons enfin que le procédé de dessalement de l’eau de mer connaît un grand essor à travers la planète, où 8% de l’eau potable provient de l’eau de mer. C’est aussi là un procédé fort onéreux, puisque seuls 300 millions sur plus de 7 milliards de personnes dans le monde sont alimentés de la sorte. Mais en dépit des dépenses conséquentes que nécessite un programme de cette importance, les pouvoirs publics ont amorcé (certes bien avant la chute du baril de pétrole) une stratégie qui s’est traduite par la construction de 13 usines de dessalement, dont 11 sont en activité et réparties sur 9 wilayas, à savoir Tlemcen, Aïn Témouchent, Mostaganem, Oran, Chlef, Tipasa, Boumerdès, Alger et Skikda.
Faut-il savoir en fin que pour produire 1 m3 d’eau dessalée, il faut en moyenne 2,5 m3 d’eau de mer, et que l’objectif national du programme de dessalement est d’atteindre la capacité de plus de 2,3 millions m3/j à l’horizon 2018-2019, avec la mise en service des deux projets restants. Les capacités déclarées des usines opérationnelles permettent d’atteindre les 2,3 millions m3/jour, mais ce n’est que contractuel, car certaines usines qui sont réalisées pour produire 200 000 m3/jour ont travaillé afin d’optimiser la production et réduire les coûts de l’exploitation et cela nous a permis d’atteindre des capacités supérieures, mais nous sommes tenus de respecter les contrats, donc la production reste selon la demande de l’acheteur (Sonatrach et ADE). <

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