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francealgerie

mercredi, 12 septembre 2018 06:00

Digitalisation, énergie, agriculture, entreprises en Algérie… : Ali Haddad s’en fait le promoteur à Paris

Écrit par Farid Messaoud
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Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, en compagnie d’une importante délégation de chefs d’entreprise, a participé jeudi dernier à une conférence-débat relative aux «nouvelles dynamiques entrepreneuriales» en Algérie, organisée à Paris.

A cette occasion, Haddad a mis en avant les atouts dont dispose le pays et les réalisations qu’il a accomplies sous la direction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il a ainsi souligné que l’Algérie vit actuellement un moment déterminant, une mutation de son modèle économique a été engagée. Les orientations du chef de l’Etat ont permis au pays, a-t-il ajouté, de valoriser son immense territoire et de construire un socle solide sur lequel s’appuient les réformes de deuxième génération engagées récemment. Et de noter :

« L’Algérie ne part pas de rien. » Ali Hadad a rappelé que l’entreprise privée est devenue un véritable moteur de création de richesses et d’emplois en Algérie. Pour donner de la consistance à son opération de communication et de charme, il a avancé une série de chiffres. Il a ainsi relevé que sur les 11 millions de personnes en activité dans le pays,  7 millions, c’est-à-dire plus de 63%, sont employées par les entreprises privées, le secteur public, administration et entreprises, emploie 4 millions de personnes. Il a, par ailleurs, affirmé que l’Algérie est l’un des rares pays du continent à disposer de plusieurs milliers de kilomètres de fibre optique, relevant que la route transsaharienne, longue de 2 000 km, qui relie Alger à Tamanrasset, en sera totalement équipée. Au chapitre de l’énergie, le président du FCE est revenu sur le programme de développement des énergies renouvelables qui prévoit une puissance totale installée de 22 000 MW d’ici à 2030. Par ailleurs, la diaspora algérienne recèle un potentiel non-négligeable de ressources humaines de haute qualité. Le second défi majeur est celui de la digitalisation de l’économie, qui ne doit pas seulement s’appuyer sur la simple acquisition ou l’adaptation de solutions déjà existantes, mais le développement d’innovations permettant de replacer l’Algérie au centre des évolutions mondiales dans le domaine. Ali Haddad a, en outre, ajouté que l’Algérie a mis en place des fonds décentralisés dédiés aux jeunes portés sur l’innovation il y a plus de quinze ans. Et de noter : le Forum des chefs d’entreprise, conscient de l’importance des start-up en matière d’innovation, vient d’ailleurs de créer son premier incubateur, sur le modèle de la co-création. Enfin, la mue des économies de la région va, a-t-il affirmé, s’appuyer sur le secteur privé, les Etats ne disposant plus des ressources nécessaires pour assurer la croissance économique.
L’Algérie, un pays
en mouvement
Ali Haddad estime que c’est cette dynamique d’émergence de l’entreprise, conjuguée aux évolutions profondes que sont également en train de connaître nos grandes sociétés publiques, à l’image de Sonatrach ou Sonelgaz, qui va façonner l’Algérie de demain, l’Algérie de l’après-pétrole. Pour le président du FCE, les réformes menées commencent déjà à donner des résultats dans le domaine des fruits et légumes et de la production céréalière qui a atteint cette année 65 millions de quintaux. Invitant les opérateurs hexagonaux à venir investir dans le pays, il a souligné que les opportunités ne manquent pas pour les entreprises françaises et algériennes dans le cadre de partenariats de coproduction et de colocalisation. Et d’ajouter : «Toutefois, j’estime que la coopération entre nos entreprises doit transcender l’aspect commercial et favoriser l’investissement productif, le transfert de technologie et de savoir-faire et la réalisation de pôles de compétitivité et de centres d’excellence.» Il poursuit : «Nous avions identifié avec le président Emmanuel Macron, du temps où il était candidat à la présidentielle, deux créneaux intéressants de partenariat qui restent d’actualité. Le premier consiste à créer une communauté économique franco-algérienne dans le secteur des énergies renouvelables. Cette idée mérite, selon moi, d’être concrétisée et même d’être élargie à d’autres secteurs. Le deuxième vise à mettre en place un véritable écosystème de l’innovation entre nos deux pays». Selon lui, l’approche de la politique économique du président de la République a permis l’émergence d’un secteur privé fort et compétitif avec lequel les entreprises françaises peuvent construire des partenariats sur le principe gagnant-gagnant. La réussite des entreprises françaises, déjà installées en Algérie, dénote de la portée du marché algérien. Renault, Lafarge-Holcim ENGIE, CMA-CGM, BNP, Société Générale, Total, Schneider Electric, et les acteurs de l’agro-alimentaire et des services réalisent de très bonnes affaires en Algérie, un pays qui est, pour les entreprises, notamment françaises, la « Porte de l’Afrique ». L’Algérie est, a-t-il expliqué, un pays en mouvement et cette transformation est porteuse d’opportunités et d’ambitions multiples. Et de conclure : « Nous nous projetons dans le futur et c’est l’Algérie de 2030 que nous sommes en train de façonner dès aujourd’hui. Le FCE qui regroupe plus de 7 000 entreprises est disposé à soutenir ce mouvement et à accompagner tous les projets d’investissements entre nos deux pays. »

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