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mercredi, 12 septembre 2018 06:00

Exportation des produits pétroliers : Les marchés africains en ligne de mire

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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L’Algérie entend passer d’un statut d’importateur net de carburants à celui d’exportateur à l’horizon 2023. Et c’est le ministre de l’Energie qui a levé, jeudi, une partie du voile sur cet ambitieux projet.


Depuis Saïda, Mustapha Guitouni a annoncé que l’Algérie exportera 35% de la production du carburant local vers les pays africains en début 2023. Lors d’un point de presse, animé à l’issue de sa visite dans la wilaya de Saïda, le ministre de l’Energie a souligné que le pays se dirige vers l’autosuffisance en carburant, signalant la production au niveau local de 11,5 millions de tonnes de carburant. Un volume qui permettra au pays de couvrir ses besoins internes de carburants et de dégager, à moyen terme, des excédents à l’exportation. Le pays souffrait ces dernières années d’un déficit chronique en carburants ; lequel déficit l’a obligé à recourir à l’importation à même de satisfaire l’ensemble de la demande locale en carburant. A ce propos, Mustapha Guitouni a évalué le déficit en question à 3,5 millions de tonnes par an, nécessitant un apport annuel en importation évalué à environ 2 milliards de dollars. Au rythme où vont les choses, le pays devrait venir à bout de son déficit d’ici la fin de l’année en cours et pourrait sous peu dégager des volumes à l’exportation grâce à la nouvelle stratégie en matière de raffinage et de fabrication de produits pétroliers. Cette politique repose sur deux piliers essentiels ; le renforcement des capacités de raffinage en interne, d’un côté, et l’adoption du système du processing, de l’autre. Cette option consiste à exporter le pétrole algérien en format brut, le raffiner à l’étranger et le réimporter par la suite ; une stratégie qui vise à faire des économies en matière d’importation de carburants et dont le cadre réglementaire a été pris en charge par la loi de finances 2016. Effectivement, dans son article 54, la loi budgétaire de 2016 était venue exonérer des droits de douane l’essence et le gasoil réimportés dans le cadre des opérations de traitement du pétrole brut algérien à l’étranger. Ladite loi de finances a fait sauter également le verrou de la tarification appliquée aux produits pétroliers ; les prix des carburants étaient alors révisés à la hausse, une première depuis une douzaine d’années. La loi de finances 2017 allait perpétuer la décision en révisant à la hausse, pour la seconde année consécutive, les prix des carburants, avant que la loi budgétaire de l’actuel exercice n’enchaîne avec une troisième hausse. Le gouvernement a justifié ces hausses par une tentative de rationaliser la consommation des carburants et de lutter contre un trafic qui fait rage aux frontières est et ouest du pays. Une stratégie qui a commencé bon gré, mal gré à donner quelques fruits puisque la consommation des produits pétroliers a entamé une tendance à la baisse depuis 2017, un mouvement baissier qui s’est poursuivi durant les premiers mois de 2018. En effet, en 2017, la consommation globale des produits pétroliers a atteint 14,230 millions de tonnes, contre 14,591 millions de tonnes en 2016, soit une baisse de 5%. La consommation des produits pétroliers, durant le premier trimestre de l’année en cours, a atteint 4,3 millions de tonnes, soit l’équivalent de la même période de l’année 2017, alors que pour le gasoil, les ventes se sont stabilisées au même niveau qu’au mois de mars 2017, selon les données du ministère de l’Energie, communiquées récemment. Cette baisse des quantités consommées a eu comme effet positif un recul net des importations, puisqu’au premier trimestre de l’année, l’Algérie a importé un volume de 559 milliers de tonnes, reflétant une forte baisse de -30% par rapport à la même période de 2017. En valeurs, la baisse a été de moindre ampleur, soit de -22%, la facture se chiffrant à 298 millions de dollars.

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