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mardi, 20 novembre 2018 06:00

Coopération énergétique algéro-européenne : Une réunion de haut niveau demain à Alger

Écrit par Farid Messaoud
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Le ministre de l’Energie, M. Mustapha Guitouni, et le Commissaire européen en charge de l’Action pour le climat et de l’Energie, M. Miguel Arias Canete, organiseront demain, à Alger, une réunion de haut niveau pour faire le point sur les progrès accomplis dans le domaine de la coopération énergétique depuis le lancement du «partenariat stratégique».

La rencontre se tiendra au siège du ministère de l’Energie à Alger. Elle constitue une bonne occasion pour un échange de vues sur les questions de coopération énergétique. La rencontre s’inscrit dans le cadre d’un partenariat plus large que l’Algérie et l’Union européenne entendent développer ensemble. Il couvre l’ensemble des sujets d’intérêt commun : hydrocarbures, énergies renouvelables, efficacité énergétique, réforme du cadre législatif et réglementaire, intégration progressive des marchés de l’énergie, développement des infrastructures d’intérêt commun, transfert de technologie, développement local, investissements européens dans la production et le transport du gaz et autres. Les perspectives de coopération pour renforcer encore plus le partenariat et les relations algéro-européens dans l’objectif de les diversifier et de les intensifier davantage seront également au menu des discussions, à la faveur de la réunion de demain. Il faut savoir que le partenariat stratégique établi entre Alger et Bruxelles en matière énergétique est une composante permanente et structurelle des relations algéro-européennes.
C’est dans le cadre de ce partenariat, que s’est tenu en mai 2016 le premier Forum d’affaires UE-Algérie. La réunion de haut niveau de demain s’inscrit également dans le cadre du «Dialogue permanent» entre les deux partenaires dont les relations sont denses et diversifiées.
Les deux parties veulent promouvoir davantage encore la coopération dans le cadre de l’Accord d’Association signé en 2005, du Mémorandum établissant un Partenariat Stratégique en matière d’énergie de juillet 2013 et, enfin, de l’Arrangement administratif signé à Alger en mai 2015. Il faut dire que depuis la signature en juillet 2013 du Mémorandum d’entente établissant un partenariat stratégique entre l’Algérie et l’UE dans le domaine de l’énergie, des progrès substantiels ont été accomplis dans le cadre de ce partenariat qui a été progressivement structuré et organisé autour des réunions thématiques couvrant les domaines du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Le verre est aussi à moitié vide
L’Algérie, qui a toujours été un fournisseur fiable de l’Europe en matière d’énergie, compte le demeurer pour longtemps. Elle possède tous les atouts pour y parvenir.
En effet, les infrastructures énergétiques déjà existantes, le potentiel important de ressources en hydrocarbures conventionnelles et non conventionnelles à développer ainsi que le gisement considérable en énergies renouvelables, notamment solaire, plaident pour le maintien de l’Algérie en tant qu’acteur majeur de la scène énergétique régionale. Sur la base des liens traditionnels de l’UE et de l’Algérie en matière énergétique, les deux parties affirment leur volonté de dynamiser leur dialogue de haut niveau en la matière, afin de renforcer la sécurité énergétique, consolider leurs échanges et promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ainsi, en théorie, le contenu de ces relations n’est pas figé. Algériens et Européens ont déjà fixé, il y a plusieurs années, le cadre dans lequel va évoluer la coopération et le partenariat. L’UE n’hésite pas, si c’est nécessaire, à reconsidérer sa façon de faire y compris en matière d’investissement. Elle tient à ce que le commerce de gaz mutuellement bénéfique se poursuive et se développe davantage. Elle met souvent en avant le fait que l’Algérie est un fournisseur majeur et fiable de l’Europe et qu’elle le demeurera à moyen et long termes, alors que l’Europe est le principal importateur de gaz algérien et le restera dans les prochaines années.
Il reste que l’UE n’a pas signé, en dehors de l’Accord d’association ou du mémorandum en question, un engagement ferme, mais formulé un plan de coopération exhaustif consistant à établir, de nouveaux contrats d’approvisionnement, d’investissement, de production et d’exploration, en insistant sur le caractère nécessaire de ces mesures. En pratique, elle n’a pas consenti assez d’investissements dans le secteur de l’énergie en Algérie. L’UE prend plus qu’elle ne donne. Elle a certes fait des efforts pour que les choses aillent dans le bon sens. Mais Alger reste avec l’impression du verre à moitié vide.

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