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dimanche, 25 novembre 2018 06:00

Economie algérienne : L’emploi et l’investissement, un besoin pressant ! Spécial

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Pour le président de l’Organisation internationale des employeurs (OIE), Erol Kiresepi, l’Algérie est confronté à un défi non des moindres : dynamiser l’investissement et créer des emplois.


«Nous sommes conscients de ces défis auxquels fait face l’économie algérienne. Il y a un énorme besoin de dynamiser le tissu économique par l’entreprise et l’investissement. Car le défi premier par-dessus tout est de contenir le chômage des jeunes », souligne le président de l’OIE dans un franc plaidoyer en faveur de l’entreprise et de l’emploi, prononcé, hier, lors d’une conférence organisée par la Confédération générale des entreprises algériennes (Cgea), membre algérien de son organisation. Pour lui, il est plus que jamais vital et urgent pour l’Algérie de « développer avec l’entreprise privée un secteur économique productif et compétitif au-delà de ce que peut offrir l’Etat à travers l’investissement public dans les infrastructures et dans les hydrocarbures ». Dit autrement, Erol Kiresepi plaide pour qu’il y ait des actions communes à mener par l’Etat et les investisseurs afin d’assurer une politique sociale et de l’emploi qui favorise la création d’un environnement propice aux entreprises permettant ainsi la création d’emplois et de richesses. « L’avenir d’un pays dépend des entreprises, lesquelles dépendent des jeunes auxquels il faut offrir des opportunités de travail. C’est tout le problème et le défi futur de l’économie algérienne qui a besoin d’un environnement propice à l’investissement et à l’emploi », estime le président de l’OIE, une organisation qui constitue le plus vaste réseau mondial du secteur privé, avec plus de 150 organisations d’employeurs affiliées et réparties sur plus de 143 pays. Elle est présente dans les débats portant sur la politique sociale et de l’emploi au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), auprès de laquelle l’OIE est la seule représentante de l’entreprise, ainsi que dans l’ensemble du système des Nations unies, auprès du G20 et d’autres instances. A Alger, son président a tenté de donner quelques pistes à même de redonner un second souffle à une économie, dont la croissance souffre d’un trou d’air dû à un déficit en investissement productif ainsi qu’à la contribution des secteurs hors hydrocarbures, voire hors commande publique. Le futur du travail et de l’entreprise se pose en Algérie avec acuité, selon lui, laissant entendre que le dialogue social entre l’Etat et les différents acteurs économiques «est la clef de voûte» susceptible de donner des réponses aux enjeux actuels et futurs. Le secrétaire général de l’Organisation internationale des employeurs, Roberto Suarez Santos, a, quant à lui, résumer cette problématique en trois questions. Il s’agit, primo, de savoir s’il est facile de créer des entreprises dans le pays et, secundo, de répondre à la question de savoir si l’entreprise, une fois créée, évolue dans un environnement sain et favorable. Tertio, il s’agira de répondre à l’autre question qui, engage l’Etat et ses institutions, faut-il le souligner, et qui porte sur la politique en matière de soutien et de promotion de l’investissement, de son efficacité et de son apport à l’économie. Mohamed Ali Deyahi, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT), pour les pays du Maghreb à Alger, a indiqué pour sa part, que l’Algérie dispose d’atouts non négligeables pouvant contribuer à soutenir l’investissement et l’emploi, pour peu que le pays puisse les mettre à profit. « L’Algérie présente un certain nombre d’atouts attractifs, dont le coût de l’énergie mise à la disposition des investisseurs, les crédits bancaires bonifiés, une main-d’œuvre qualifiée et accessible en termes de coûts… ». C’est ainsi que les hôtes de la Confédération générale des entreprises algériennes ont tenté d’expliquer les défis de l’économie algérienne, à l’heure où le besoin de diversification n’a jamais semblé aussi pressant.

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