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lundi, 21 mai 2018 06:00

Alors que les cours du brut se reprennent : Economie nationale : tout n’est pas noir, tout n’est pas rose

Écrit par Farid Messaoud
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Les cours de l’or noir se reprennent et les revenus pétroliers de l’Algérie prennent du volume. Le redressement des marchés se poursuit, porté par des facteurs haussiers dont certains sont d’ordre géopolitique. Il reste, cependant, que l’impact de cette embellie sur l’économie, de manière générale, est toujours incertain, tant que l’activité économique n’arrive pas à prendre de l’ampleur dans le pays.
La situation est encore dure, les contraintes sont réelles. Et, jusqu’à maintenant, les perspectives ne sont pas très encourageantes. Le plus dur reste à venir, si jamais les marchés pétroliers connaissent un retournement de tendance. Et de ce côté-là, tout est possible ! L’équation iranienne devient difficile, l’Iran a le soutien de l’Europe, mais rien n’est encore joué. Il est trop tôt pour dire ce qui se passera cette fois, mais nous devrions examiner si d’autres producteurs pourraient intervenir pour assurer un flux ordonné de pétrole vers le marché et compenser une perturbation des exportations iraniennes, soulignait d’ailleurs, il y a quelques jours, l’Agence internationale de l’énergie. Selon Shana, l’agence de presse du ministère iranien du Pétrole, l’Iran a exporté 2,6 millions de bpj de brut en avril, mais l’AIE estime que la demande pour le pétrole brut de l’Opep atteindra en moyenne 32,25 millions de bpj pour le reste de l’année 2018, contre une production de 32,12 millions de bpj en avril. En face, l’offre mondiale a augmenté de 1,78 million de bpj en avril par rapport à l’année précédente, tirée principalement par la production non-Opep. De fait, l’AIE, prévoit une augmentation de 1,87 million de bpj de l’offre non-Opep en 2018, contre une prévision antérieure de 1,8 million de bpj. Il y a ainsi des pays hors Opep qui surproduisent. Et cela n’est pas bon signe. Mais de manière plus globale, le tableau d’ensemble n’est pas satisfaisant. Quoi qu’il en soit, et pour beaucoup d’experts, il existe de nombreuses raisons d’être pessimiste, car rien n’est sûr, et rien ne dit que la confiance est présente, et que les finances de l’Etat sont restaurées. Aussi, les ménages sont-ils mis à rude épreuve pour le reste de l’année. Ils payent cher électricité, gaz, une palette de produits dont les prix flambent et continueront à s’envoler, ainsi que les documents administratifs biométriques. Le pays préfère toujours des solutions de facilités pour renflouer ses caisses. Il pioche dans la poche des ménages, au lieu de rechercher des niches d’impôts. Les entreprises n’en sont pas non plus à labri, parce que les ressources financières se sont amenuisées et que les banques se montreront avares sur les crédits à l’économie. Par ailleurs, les choses ne seront plus jamais comme avant pour de nombreux secteurs d’activités, conséquemment à la dépréciation du dinar - l’Etat n’a pas réussi à lui faire prendre de la valeur - et au ralentissement de la consommation, sous l’effet de la dépréciation de la monnaie nationale, et de la hausse des prix à la consommation. La productivité étant faible, les chiffres de l’inflation dans les pays fournisseurs (UE, Etats-Unis, Chine…) étant inférieurs à ceux enregistrés en Algérie, le glissement du dinar va certainement continuer. Et, cela n’est pas bon et pour le moral des chefs d’entreprise et pour l’économie dans son ensemble.
Dernière modification le lundi, 21 mai 2018 00:48

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