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lundi, 21 mai 2018 06:00

Restriction des importations : La zone dollar dans le viseur de la Banque centrale

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Pendant que le dinar limite la casse face à l’euro, le billet vert, lui, gagne du terrain semaine après semaine, dépassant désormais le seuil psychologique de 120 DA pour un dollar. Il y a visiblement une nouvelle tendance qui s’installe sur le marché officiel de change et se confirme au fil des semaines ; le dinar s’apprécie face à la monnaie unique européenne et ne cesse de se déprécier face au dollar.

C’est une tendance amorcée depuis le début de l’année en cours et qui obéirait plutôt à des calculs macroéconomiques liés à la régulation du commerce extérieur qu’à une reprise des agrégats des bourses mondiales. La Banque d’Algérie a publié, hier, les cotations hebdomadaires des billets de banque et des chèques de voyage, valables à compter du 20 mai 2018. Au tableau de ces cotations figurent des tendances nouvelles ; la monnaie unique se négocie contre moins de 144 DA alors qu’il avait atteint la barre des 150 DA pour un euro, il y a quelques semaines, alors que le billet vert passe le seuil des 120 DA pour un dollar. Pour cette semaine, la valeur du dollar est fixée à 114,34 DA à l’achat et à 121,32 DA à la vente. La valeur de l’euro est fixée quant à elle à 134,97 DA à l`achat et à 143,23 DA à la vente. Il y a une semaine (cotations du 13 au 19 mai 2018), la valeur du dollar était fixée à 113,87 DA à l`achat et à 120,82 DA à la vente. La valeur de l’euro était cependant de 135,77 DA à l’achat et de 144,08 DA à la vente. Il y a un mois (cotation hebdomadaire du 22 au 28 avril 2018), la valeur de la monnaie américaine était fixée à 112,33 DA à l’achat et à 119,19 DA à la vente, alors que la valeur de la devise européenne était de 138,50 DA à l`achat et de 146,98 DA à la vente. En variations annuelles (du 21 au 27 mai 2017), la dépréciation du dinar face aux deux principales devises est plus perceptible ; la valeur du dollar était fixée à 107,01 DA à l’achat et à 113,55 DA à la vente, alors que la valeur de l’euro était de 119,19 DA à l’achat et de 126,48 DA à la vente. En tout cas, l’agenda budgétaire n’était pas désert ces derniers mois, notamment depuis le début de l’année en cours, marqué par la mise en application de nouvelles restrictions à l’importation. C’est le fait majeur de cet exercice et pour lequel le gouvernement ne compte lésiner sur aucun moyen. Pas étonnant dans une telle configuration que le change joue le rôle d’amortisseur contre l’impact du contrechoc pétrolier sur les fondamentaux de l’économie. Le gouvernement s’est rendu à l’évidence selon laquelle une surévaluation de la monnaie nationale est nuisible à l’économie du pays puisqu’elle subventionne les importations au détriment de la production nationale et de fait diminue les recettes en dinars de la fiscalité pétrolière. D’où cette tendance vers la dépréciation constatée au moins depuis le deuxième semestre de 2014, date durant laquelle le marché pétrolier allait connaître un de ses pires retournements de situation.
A la fin du mois de juin 2014, alors que les prix du pétrole amorçaient une tendance vers une chute vertigineuse, un dollar valait alors 78,87 DA et 87,95 DA fin décembre de la même année, alors que l’euro est passé de 107,62 DA en juin à 106,97 DA en décembre de la même année. C’est dire que le plongeon est loin d’être une simple dépréciation. Pendant les trois années ayant suivi l’exercice 2014, la Banque centrale se servait de ses calculettes pour ajuster les niveaux de change en fonction de l’évolution du commerce extérieur.
Depuis peu, le régulateur de la place bancaire semble vouloir rendre plus chères les importations depuis la zone dollar. D’où cette nouvelle tendance qui s’installe sur le marché de change et qui semble vouloir privilégier la dépréciation du dinar contre le dollar. Cette tendance obéirait au fait que les importations depuis la Chine et la Turquie notamment connaîssent une tendance haussière ininterrompue. En tout cas, la Banque d’Algérie a depuis toujours fait comprendre que ses interventions sur le marché de change obéissent à un objectif stratégique : amortir l’effet du contrechoc pétrolier sur les positions financières macroéconomiques du pays.
Dernière modification le lundi, 21 mai 2018 00:48

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