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mercredi, 27 juin 2018 06:00

Marché mondial du gaz : De belles perspectives en vue

Écrit par Farid Messaoud
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Le développement que connaît le marché mondial du gaz augure de belles perspectives pour les cinq années à venir. Il s’agit d’un nouveau marqueur mis en exergue dans le dernier rapport sur le marché du gaz, élaboré par l’Agence internationale de l’énergie et publié hier.

 


Le document évoque de profondes transformations sur ce marché résultant de la forte croissance de la demande gazière en Chine, de la demande industrielle accrue et de la hausse des approvisionnements aux Etats-Unis. En chiffes, la demande mondiale de gaz augmentera en moyenne de 1,6% par an, pour atteindre près de 4100 milliards de mètres cubes en 2023, contre 3740 milliards en 2017, est-il mentionné dans le rapport. Dans le détail, la Chine devrait devenir le plus gros importateur mondial de gaz d’ici deux à trois ans, la production et les exportations américaines augmenteront fortement et l’industrie remplacera la production d’électricité en tant que principal secteur de croissance, y est-il souligné. Selon les estimations du rapport, la demande chinoise de gaz devrait augmenter de 60% entre 2017 et 2023, soutenue par des politiques visant à réduire la pollution de l’air local en passant du charbon au gaz. La Chine représente, à elle seule, 37% de la croissance de la demande mondiale prévue pour les cinq prochaines années et deviendra le plus grand importateur de gaz naturel d’ici 2019, dépassant ainsi le Japon. L’AIE prévoit également une forte croissance de l’utilisation du gaz dans d’autres parties de l’Asie, en raison de la «forte croissance» économique et des efforts déployés pour améliorer la qualité de l’air. Selon l’agence, des changements «majeurs» sont également prévisibles du côté de l’offre, soutenus par le fait que les Etats-Unis enregistrent la plus forte croissance de la production de gaz à l’échelle mondiale, qui se maintiendra jusqu’en 2023, grâce à la révolution du schiste en cours. Par ailleurs, elle constate que le GNL prend «progressivement» une plus grande part dans le commerce mondial du gaz, en particulier en Asie où les marchés émergents représenteront environ la moitié des importations mondiales de GNL d’ici à 2023. Il est évident que cette hausse continue du marché du GNL impacte les flux commerciaux, les structures de prix et la sécurité gazière mondiale. L’AIE souligne que la vague actuelle de projets d’exportation de GNL augmentera la capacité de liquéfaction de 30% d’ici à 2023. Et, elle considère que la compétitivité des prix sera cruciale pour que le gaz s’implante fermement dans les marchés émergents.

Des débouchés commerciaux pour le gaz algérien

Cela nécessite des évolutions et des réformes de marché, telles que le développement de pôles commerciaux, l’ouverture de l’aval à la concurrence et un accès équitable aux infrastructures. Ces transformations vont certainement ouvrir des horizons beaucoup plus larges pour le gaz algérien, notamment en Asie. D’ailleurs, Sonatrach est en train de réorienter sa stratégie pour vendre plus de gaz dans cette région. C’est dans ce sens que la compagnie nationale s’active actuellement à l’élaboration d’un plan de développement prévoyant une réorganisation de l’ensemble de ses activités en amont, en aval et dans le transport des hydrocarbures. Une enveloppe financière, estimée à environ 56 milliards de dollars, sera consacrée à la mise en œuvre de ce plan étalé sur la période 2020/2030. En parallèle, Sonatrach essaye d’assainir le climat des affaires, devant permettre aux compagnies étrangères de travailler dans des conditions aussi favorables que possible.
La compagnie nationale souhaite ainsi raffermir ses alliances avec ses associés traditionnels, et faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire venir de grandes compagnies qui ne disposent pas encore de point de chute en Algérie. Et, c’est dans ce cadre que des discussions sont engagées avec des majors américaines, dont Exxon Mobil. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, s’implique personnellement dans ces discussions. Il a rencontré, lundi dernier à Washington, les P-DG des compagnies pétrolières américaines Chevron et ExxonMobil, respectivement, Mike Wirth et Darren Woods. Les parties ont abordé les opportunités d’affaires et d’investissements dans le domaine des industries des hydrocarbures en Algérie. Cette rencontre s’est tenue en marge de la 27e conférence mondiale sur le gaz, dont les travaux prendront fin vendredi prochain. Guitouni était accompagné du P-DG de Sonatrach, des présidents, respectivement, de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) et de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) ainsi que de l’ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis.

Royal Dutch Shell, BP et ExxonMobi : le boom

Par ailleurs, le ministre a pris part à un panel sur la géopolitique du gaz naturel, qui a réuni les P-DG des grandes compagnies énergétiques mondiales, de hauts représentants gouvernementaux, des membres du Congrès américain et de décideurs politiques. Cette conférence mondiale sur le gaz est l’une des plus importantes réunions mondiales de l’industrie du gaz. Conduite depuis 1931 par l’Union internationale du gaz (IGU), cette manifestation triennale vise à faire valoir l’industrie du gaz naturel tout en traitant des problématiques opportunes sur les questions stratégiques, commerciales et techniques auxquelles est confrontée toute la chaîne gazière. Cette stratégie tend également à augmenter les exportations algériennes de gaz naturel, afin de sécuriser la part de marché du pays face à la concurrence, notamment sur le marché gazier européen. Les petits fournisseurs de gaz, à l’exemple de l’Algérie, fortement affectés par la chute des prix de l’or noir et du gaz, continuent toujours de formuler des propositions pour des marchés gaziers stables, qui profitent aussi bien aux pays producteurs qu’aux pays consommateurs, et d’investir davantage dans l’industrie du gaz pour honorer leurs engagements contractuels et également pour satisfaire la demande interne qui ne cesse de s’accroître. L’Algérie a les moyens pour le faire. Tout comme Sonatrach, Royal Dutch Shell, BP et ExxonMobil s’apprêtent à relever leurs parts de production de gaz. Pour BP, la part du gaz dans la production totale des hydrocarbures progressera à 60% en 2020 contre 40% en 2014. ExxonMobil, premier groupe pétrolier mondial, qui a enregistré durant les cinq dernières années les pires performances parmi les super-majors a fait du GNL l’élément central de sa stratégie de reconstitution d’actifs en amont.
«Nous entrevoyons que le marché se développe rapidement avec une demande gazière qui croît plus vite que la demande énergétique globale», prévoit Steve Hill, vice-président en charge de la commercialisation du gaz chez Shell. «Nous ne considérons pas les énergies renouvelables comme une menace pour le gaz», soutient ce responsable, cité par l’agence Bloomberg.n

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