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samedi, 07 juillet 2018 00:24

Le chef de la Maison Blanche veut casser les prix de pétrole : Trump, le « décret » anti-OPEP

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le président américain, Donald Trump, a décoché de nouvelles flèches à l’adresse de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’accusant cette fois-ci d’exercer un «monopole» sur le marché.

«Ils poussent les prix plus haut, alors même que les États-Unis défendent beaucoup de leurs membres pour peu de dollars», a-t-il accusé, dans un nouveau tweet posté mercredi. «Réduisez les cours maintenant !», avait tempêté Donald Trump. «Ils poussent les prix plus haut alors même que les États-Unis défendent beaucoup de leurs membres pour peu de dollars», accuse le président américain, suscitant ainsi de fortes inquiétudes chez certains membres de l’Opep, dont l’équilibre de leurs budgets tient à un baril supérieur à 70 dollars, voire à 80 dollars. La méthode Trump inquiète plus d’un au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Mais quelle mouche a donc piqué le président américain pour qu’il s’adonne à ce jeu de haute voltige ? Certaines réponses sont à chercher dans la politique interne de Donald Trump. En effet, à l’approche des élections sénatoriales prévues en novembre, le président américain fait de la baisse des prix de l’essence un cheval de bataille afin de contenter sa base républicaine. Quant à ses ambitions géopolitiques, il est clair que derrière les attaques de Donald Trump contre l’Opep, l’invitant à maintes reprises à rehausser sa production et à réduire les prix, une volonté d’affaiblir certains de ses membres, à savoir l’Iran et le Venezuela. La production iranienne est la plus en danger, car l’administration américaine vise ses exportations (de pétrole) à travers ses sanctions, ce qui pourrait réduire l’offre mondiale d’un million de barils par jour. Conscient que son pays est désormais clairement dans le collimateur de la Maison-Blanche, le représentant iranien au sein de l’Opep a répondu sèchement au président américain à travers l’agence de presse du ministère iranien du Pétrole. «Vous imposez des sanctions à d’importants producteurs, des membres fondateurs de l’Opep, et vous leur demandez de réduire les prix !», s’est insurgé Hossein Kazempour Ardebili, «vos tweets ont fait grimper les prix de 10 dollars par baril». Les responsables des deux pays s’échangent depuis quelques semaines déjà des propos sans retenue, ajoutant de l’huile à un baril qui risque, soit d’exploser, soit de chuter drastiquement.
L’Arabie saoudite, ennemi juré des Iraniens dans la région, semble d’ores et déjà prête à répondre aux attentes du président américain. D’autant plus que les Saoudiens font l’objet d’une attaque un peu plus particulière de la part du président américain, lorsqu’il disait, dans son tweet, que les pays de l’Opep «poussent les prix plus haut alors même que les États-Unis défendent beaucoup de leurs membres pour peu de dollars». Il va sans dire que les Saoudiens, sans même que les pressions américaines s’accentuent, ne lésinent sur aucun moyen pour affaiblir l’Iran, dont l’influence politique et religieuse dans la région du Moyen-Orient et Proche-Orient est considérée comme étant la première menace contre le royaume wahhabite. C’est la troisième fois que le président américain demande expressément à l’Opep d’augmenter sa production et de baisser les prix. Sa première demande, le 20 mai dernier, serait même à l’origine du changement de politique au sein de l’Opep, sous l’instigation de l’Arabie saoudite bien évidemment. En moins d’un mois, l’Opep est passée d’une politique de défense des prix à une politique de hausse de la production. Le premier tweet de Donald Trump, accusant l’Opep d’être à l’origine de «la hausse artificielle» des cours, a eu l’effet d’une bombe au sein du CCG (Conseil de coopération des monarchies du Golfe), allié traditionnel de la Maison-Blanche dans la région du Moyen-Orient. L’Arabie saoudite, appuyée par ses partenaires du CCG, a aussitôt demandé à l’Opep de rehausser la production de sorte à compenser la baisse de l’offre de certains de ses membres. La hausse a été entérinée le 22 juin dernier, journée durant laquelle Donald Trump avait tweeté : «J’espère que la hausse sera importante». Non satisfait du niveau de la hausse obtenu, il était revenu à la charge il y a quelques jours pour demander à l’Arabie saoudite de pomper 2 millions de barils de plus. Le ton utilisé mercredi est plutôt menaçant : «Réduisez les cours maintenant !». Désormais, l’incertitude s’installe confortablement sur le marché et la peur gagne du terrain au sein de l’Opep.
Certains de ses membres ne savent plus sur quel pied danser. Encore moins quelle attitude il faut adopter face à l’imprévisible Trump.

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