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mercredi, 25 juillet 2018 06:00

Il animera un atelier à Oran à l’occasion de la participation de l’ambassade des États-Unis au Fiofa : Irving Yacine Belateche, scénariste et passeur d’histoires

Écrit par Sara Kharfi
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Avant de se rendre à Oran pour animer, du 26 au 30 juillet (dans le cadre du 11e Fiofa), un atelier sur l’écriture du scénario, le scénariste et auteur américain, d’origine algérienne, Irving Yacine Belateche, a animé un atelier de deux jours à Alger au profit des réalisateurs et journalistes algériens.

Au cours d’une rencontre avec la presse, il est revenu sur sa présence en Algérie et sur son travail. L’attachée culturelle à l’ambassade est, pour sa part, revenue sur les différents programmes d’échange culturel et éducatif mis en place.
Le scénariste et auteur américain, d’origine algérienne, Irving Yacine Belateche, est présent en Algérie pour animer un atelier sur l’écriture de scénario, du 26 au 30 juillet à Oran, dans le cadre du 11e Festival international d’Oran du film arabe (Fiofa). «25 jeunes» (comme précisé dans un communiqué du Fiofa) bénéficieront de cet atelier, mis en place en partenariat entre l’ambassade des Etats-Unis à Alger et le festival. Avant de prendre part au festival, Irving Yacine Belateche a animé un atelier de deux jours (dimanche et lundi) au niveau de l’ambassade des Etats-Unis à Alger, au profit de réalisateurs et journalistes algériens sur la narration et l’écriture de scénario. Avant-hier, lundi, était le jour de la remise des attestations de participation, mais cela a également été une occasion de tenir une conférence de presse, durant laquelle le scénariste et auteur est revenu sur sa présence en Algérie. «Je suis ici dans le cadre d’un programme d’échange culturel sponsorisé par le Département d’Etat américain, qui a pour but de nous mettre en relation avec des personnes d’autres pays et on essaie de faire ça à travers les arts», indiquera Irving Yacine Belateche, qui est aussi professeur adjoint à l’USC School of Cinematic Arts où il enseigne l’écriture de scénario. Et d’ajouter : «En fait, c’est une connexion qui transcende la politique et la culture parce que nous parlons de thèmes universels, il n’y a pas de barrières culturelles ni politiques ; ces thèmes peuvent tous nous rassembler. Et moi, personnellement, je le fais à travers l’enseignement de l’écriture de scénario. Je suis invité pour mon expérience et expertise dans l’écriture du scénario, et j’ai enseigné dans d’autres pays comme la Chine et la Malaisie». Le scénariste est présent en Algérie (pour la première fois depuis sa «petite enfance», son père, Algérien, ayant émigré aux Etats-Unis dans le milieu des années 1960), dans le cadre de l’American Film Showcase, un programme mis en place entre le Bureau des Affaires éducatives et culturelles du Département d’Etat et l’Ecole cinématographique de l’Université de Californie du Sud, et qui vise «à organiser des ateliers avec des cinéastes dans plus de 40 pays». Revenant sur l’atelier qu’il animera à Oran, celui qui a écrit des scénarios pour de grands studios comme la Paramount Pictures, Columbia Pictures ou Warner Bros expliquera : «Je vais faire une version plus élargie de ce que j’ai fait à Alger. Je vais travailler avec les participants sur la narration ou storytelling et ses techniques. Car, ce sont les mêmes techniques qu’on utilise quelle que soit l’histoire et ce qu’on veut transmettre. A partir du moment où on raconte une histoire qui va engager notre audience, les techniques du storytelling sont les mêmes qu’on soit journaliste, réalisateur ou podcasteur. Pour enseigner cela, j’utilise des films. Mais à l’université, j’utilise aussi des émissions de télévision, des podcast et des films». En outre, Irving Yacine Belateche s’est dit ouvert sur la perspective de revenir en Algérie pour encadrer des ateliers.


Bientôt un «American Corner» à Béchar
L’attachée culturelle à l’ambassade des Etats-Unis à Alger, Suemayah Abu-Douleh, a également rencontré la presse, pour aborder le programme culturel de l’ambassade, et insister sur l’importance accordée aux échanges culturels à travers les différents programmes (culturels et éducatifs) mis en place. Evoquant la venue d’Irving Yacine Belateche, Mme Abu-Douleh a relevé que cette activité est mise en place en partenariat avec l’American Film Showcase et le Festival, tout en signalant que l’ambassade des Etats-Unis était «ravie» de participer au Fiofa. Et de souligner, plus généralement, en ce qui concerne le programme d’échange : «Le programme culturel inclut l’aspect entrepreneurial pour que les artistes puissent vivre de leur art. A l’instar de cet atelier, nous avons beaucoup d’exemples dans ce sens, il y a quelques mois [avril 2018], nous avons participé au Festival de la danse contemporaine avec une troupe de danse, et nous allons envoyer deux danseurs algériens pour participer à des formations et classes de danse aux Etats-Unis. Nous travaillons avec tous les secteurs de l’art pour créer des opportunités et en ramenant des experts américains pour partager leur expérience et expertise». Questionnée à propos de la continuité et du suivi des personnes bénéficiant de cet atelier (et d’autres), Suemayah Abu-Douleh a expliqué : «nous avons travaillé pour avoir ce programme avec la motivation de continuer avec les personnes qui ont participé aux ateliers. Nous avons des contacts avec American Film Showcase et Global Media Makers aux Etats-Unis pour trouver des formateurs, et pour donner beaucoup d’informations sur le sujet aux Algériens. De plus, il y a des échanges pendant l’année pour les cinéastes. Par exemple, nous avons envoyé un cinéaste pour un atelier d’un mois et demi avec les compagnies en Californie avec American Film Showcase et d’autres programmes. En fait, il y a des opportunités d’échanges pour ceux qui participent aux ateliers pour avoir plus d’échanges et de compétences». L’attachée culturelle signalera, par ailleurs, que d’autres opportunités «vont arriver» dans le cadre de ces programmes d’aspect entrepreneurial. Car, «c’est important pour nous les échanges avec les Algériens et le partage des compétences», dira-t-elle. Les programmes d’échanges culturels et éducatifs sont organisés tout au long de l’année : par exemple, deux joueurs de basketball seront présents en Algérie le mois prochain pour encadrer un atelier avec les jeunes «pour améliorer leurs capacités». Les participants à cet atelier auront une chance (l’un d’entre eux) de décrocher une bourse sportive pour étudier aux Etats-Unis. A travers les différents programmes proposés, il y a une très grande importance accordée à l’enseignement de l’anglais, et de nombreuses personnes en ont bénéficié. A cela s’ajoutent les participations annuelles aux grands événements culturels, comme le Sila ou le Fibda. Et outre l’activité sportive (sous forme d’atelier) du mois d’août, un programme musical est prévu pour la fin de l’année. La fin de l’année sera également l’occasion d’inaugurer d’un nouveau coin américain ou American Corner à Béchar. Les coins américains sont, pour rappel, des centres culturels dans les wilayas où se pratique l’enseignement de l’anglais mais également les échanges avec les Algériens et la promotion de la culture américaine. Outre le Centre culturel américain d’Alger, il existe jusqu’à présent trois American Corner en Algérie : à Oran, Constantine et Ouargla.

Lu 878 fois Dernière modification le lundi, 30 juillet 2018 15:06

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