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jeudi, 04 janvier 2018 06:00

L’autorité palestinienne réagit aux déclarations de Donald Trump : «Al Qods n’est pas à vendre»

Écrit par Meriem Kaci
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Les relations entre l’Autorité palestinienne et les Etats-Unis se dégradent au fur et à mesure que les jours passent.


Depuis l’annonce de la reconnaissance par le président Donald Trump de Jérusalem (Al Qods » comme capitale d’Israël, le discours entre les deux parties s’est sérieusement tendu, une tournure aggravée par les déclarations jugées insultantes et « irresponsables » du patron de la Maison Blanche.

 

En réaction aux dernières menaces de M. Trump de suspendre l’aide financière de son pays aux Palestiniens dans le cas où ils refusent de négocier avec Israël, la présidence palestinienne a réagi hier en affirmant aux agences de presse que Jérusalem (Al Qods) n’était « pas à vendre ».
« Al Qods est la capitale éternelle de l’Etat de Palestine et elle n’est pas à vendre pour de l’or ou des milliards », a riposté Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence. Il répondait au président Trump qui a menacé au lendemain du 53e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er janvier 1965 de couper l’aide financière des Etats-Unis aux Palestiniens. « Nous payons les Palestiniens des centaines de millions de dollars par an sans reconnaissance ou respect » de leur part », a tweeté le président américain. « Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l’avenir ? », s’est il interrogé dans le même tweet.
« Nous ne sommes pas opposés à reprendre des négociations, mais elles doivent être fondées sur le droit international et les résolutions (de l’ONU) qui ont reconnu un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-est comme capitale », soutient Nabil Abou Roudeina. Le mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a dénoncé « un chantage politique minable qui reflète la conduite barbare et immorale américaine », selon son porte-parole, Fawzi Barhoum. Réagissant au vote par le Parlement israélien de « loi d’unification d’Al Qods, le le secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a déclaré mardi dernier que ce vote « doit être considéré comme un prolongement de la décision du président des États-Unis, Donald Trump ».


Jeu de dupes
M. Erakat a déclaré que le « vote de la Knesset israélienne sur cette loi (lundi dernier NDLR) et la décision du Likoud d’imposer une souveraineté israélienne en Cisjordanie sont la conséquence de la décision prise le 6 décembre dernier par M. Trump de considérer Jérusalem comme capitale d’Israël ». Ces décisions s’inscrivent dans le cadre d’une nouvelle collaboration entre Etats-Unis et Israël pour dicter leur solution et détruire le principe des deux Etats, a dénoncé M. Erakat, soulignant que le président Mahmoud Abbas avait présenté la stratégie palestinienne face à ces actes visant à liquider la cause palestinienne, ce qui implique la fin des divisions et le retour à l’unité du pays.
Le responsable de l’OLP a souligné que cette direction repousserait toutes les tentatives américaines et israéliennes en s’efforçant d’obtenir une pleine adhésion de la Palestine aux Nations unies et en saisissant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Cour de justice internationale et la Cour pénale internationale pour s’opposer à ces plans destinés à liquider le projet national palestinien.
« L’actuelle administration des Etats-Unis a repris les positions de l’occupation israélienne et adopté une approche différente des positions des administrations américaines précédentes, qui étaient engagées à une solution à deux Etats depuis des dizaines d’années », a souligné M. Erakat. « Ce changement a commencé avec le vote au Congrès des Etats-Unis pour supprimer l’aide à l’Etat de Palestine, avec la fermeture du bureau de l’OLP à Washington, puis la déclaration de M. Trump sur El-Qods qui a bouleversé les relations entre Etats-Unis et Palestine », a-t-il souligné.
M. Erakat a ajouté que 36 réunions avaient eu lieu avec l’administration américaine en vue de parvenir à un processus de paix sérieux, mais que les États-Unis avaient manqué à tous leurs engagements. En réaction, M. Abbas a estimé que cette administration ne devait plus être considérée comme un élément de solution mais comme un élément du problème.
Selon les estimations, les Etats-Unis auraient versé, en 2016, 319 millions de dollars d’aide aux Palestiniens via leur agence de développement (USAID). A cela s’ajoutent 304 millions de dollars d’assistance versés par Washington aux programmes de l’ONU dans les Territoires palestiniens, indiquent des observateurs. La loi d’ « unification » de Jérusalem (Al Qods) votée par la Knesset israélienne, elle, vise à séparer les faubourgs palestiniens de la ville .
Elle nécessite l’approbation de 80 députés avant toute décision de la Knesset de remettre des zones de la ville à l’autorité palestinienne à l’avenir. Elle survient au lendemain de l’approbation à une majorité écrasante par le parti Likoud, au pouvoir en Israël, d’un projet de résolution appelant les députés israéliens à valider l’annexion des colonies israéliennes dans les régions occupées de Cisjordanie et d’Al-Qods. 

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