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samedi, 07 juillet 2018 06:00

Ghardaïa : Du grand gala de boxe au grand bide pugilistique

Écrit par O. Yazid
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Organisation d’amateurs, faible affluence du public et amateurisme dans le choix du lieu et des boxeurs étrangers…

Est-il vraiment nécessaire de continuer à organiser de tels spectacles à Ghardaïa ? Quel intérêt pour la région, et qui en tire vraiment les dividendes ? Et dire qu’après la réussite du gala de boxe «La Nuit des Champions» organisé le 24 février passé à Dhaïa Ben Dahoua (Ghardaïa), on s’attendait à mieux encore notamment avec la présence annoncée de grands noms de la boxe algérienne, à l’image de Loucif Hamani, Abdelkader Ould Makhloufi et l’ex-champion du monde Mohamed Benguesmia, par ailleurs manager du champion d’Afrique Illyes Abbadi. Organisée en plein air au complexe semi olympique de Noumérat et rehaussée par la présence du wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, du SG de la wilaya, Boualem Amrani, du chef de cabinet, Fodhil Laïdani, et des responsables des corps de sécurité, du chef de daïra de Bounoura et du DJS , Zakaria Korichi, la soirée, qui n’a, malgré l’affiche, attiré que très peu de spectateurs, est à mettre rapidement aux oubliettes. Dès le début tout est allé de travers, même l’hymne national «Kassamen» a été entonné dans une bizarre version symphonique que nous n’avons jamais entendue, et dire que nous célébrions le 5-Juillet, la fête de l’indépendance de notre pays. Rien ne s’est déroulé tel qu’il se doit, ni au niveau de la table des juges, ni encore en ce qui concerne le gong, que personne n’entendait de façon que même les boxeurs continuaient à se cogner dessus, faute de l’entendre et que le juge arbitre avait bien des difficultés à faire respecter la minute de repos entre deux reprises. Déjà, et selon même l’avis d’un officiel que nous avons consulté «il n’est pas normal que dans un combat, surtout professionnel et engageant deux pays différents, que les deux boxeurs aient des shorts et des gants de même couleurs. Tout en noir. C’est vraiment incompréhensible qu’au niveau des vestiaires les organisateurs n’aient pas fait attention et n’y ont pas réparé l’erreur.» C’est ce qui s’est passé lors du combat, en super moyens, opposant Omar Belarbi (Algérie) à Anthony Brard (France), combat, très haché, lors duquel l’arbitre semblait dépassé par la fougue des deux boxeurs. C’est lors de ce combat qu’il y a eu le plus de contestations, par le coin du boxeur Antony Brard, qui reprochait à l’arbitre d’avantager l’Algérien, en lui permettant de reprendre son souffle à chaque fois qu’il était en difficulté.» Vous avez tous vu que par deux fois, l’Algérien était au bord de la rupture et au lieu de permettre à notre boxeur de le mettre K.O., l’arbitre arrêtait le combat pour permettre à l’Algérien de reprendre ses esprits. Ce n’est pas loyal. Nous n’avons pas l’habitude de réclamer de la sorte. D’ailleurs, lors du gala du 24 février passé, notre boxeur a été battu et loyalement par Illyes Abbadi que nous avions alors félicité. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de gloire à cette victoire imméritée.» Ce fut ensuite le simulacre de combat opposant, dans la catégorie des supers moyens (75 kg), l’Algérien Illyes Abbadi au Malien Teme César, qui n’a duré qu’une petite minute avant que l’arbitre n’arrête le combat au 1er round, et donne la victoire à l’Algérien. Et c’est en annonçant la victoire de l’Algérien qu’un gros problème a surgi.
En effet, Illyes Abbadi a, et à juste titre, réclamé sa ceinture UBO qui ne lui a pas été remise. Les organisateurs ayant été informés, semble-t-il, nous dit-on, par fax par la Fédération algérienne de boxe que son adversaire n’est pas qualifié pour l’affronter dans un combat classé UBO. Ce qui irrita au plus haut point Illyes Abbadi, qui ne voulait rien entendre, réclamant ou sa ceinture ou sa valeur de 2000 euros. On a failli en arriver aux points et c’est difficilement que la sagesse l’a emporté. Mais apparemment le problème n’est toujours pas réglé et on se demande même comment son adversaire a été choisi, par qui et comment ? Et c’est pratiquement à ce moment même qu’un autre incident survient, juste derrière la rangée des officiels lorsque pris d’un gros malaise, le boxeur français Anthony Brard s’écroule sur le gazon, se tortillant de douleurs, se tenant la tête à deux mains. Tout le monde a accouru pour lui porter secours et assistance. L’ambulance de la Protection civile s’est rapidement amenée sur le gazon, a embarqué le jeune boxeur et l’a évacué vers l’hôpital Dr Brahim Tirichine de Sidi Abbaz. Une heure plus tard, il n’était toujours pas revenu. Partis aux nouvelles, le colonel des pompiers nous informe que celui-ci était retenu en observation à l’hôpital après avoir passé un encéphalogramme et s’apprêtait à passer un scanner pour déterminer exactement ce qui lui faisait mal. À la fin de la soirée, il était encore à l’hôpital et aucune autre nouvelle ne nous a été donnée quant à son état de santé. Et c’est dans la confusion la plus totale que cette soirée, censée être une soirée de spectacles, a été une soirée de bricolage, mais qui a coûté très cher. Sur tous les plans. Un véritable gâchis, alors que les pouvoirs publics, wilaya et DJS en tête, ont tout mis en œuvre pour la réussite de cette soirée, mais ceux qui avaient en charge de l’encadrer avaient, pour certains d’entre eux, beaucoup plus l’œil sur l’oseille que sur sa veille. N’est pas organisateur qui veut.

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