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mercredi, 11 juillet 2018 06:00

Biskra : Baisse des cas de piqûres de scorpions

Écrit par AZIZ LATRECHE
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La direction de la santé de la wilaya de Biskra a affirmé, avant-hier, que 53 150 scorpions ont été ramassés durant l’année 2017 au niveau de cette région, ajoutant qu’une baisse des cas de piqûres a été enregistrée durant les dernières années, où 5 165 cas ont été dénombrés en 2017, soit un recul de 139 cas par rapport à l’année d’avant.

En ce qui concerne le premier semestre de l’année en cours, deux personnes sont mortes et 1 751 autres ont été victimes de piqûres de scorpion, selon la même direction. Le premier décès, enregistré en mai dernier a concerné une fille âgée de 14 ans originaire de la localité de Sidi Okba, tandis que le second cas, enregistré en avril 2018, concerne un enfant résidant dans la région d’El Okla (wilaya de Khenchela) qui a été transféré aux services hospitaliers de la wilaya de Biskra, où il rendit l’âme suite aux complications de l’envenimement, a indiqué le chef du service prévention, Djamal Nadji. S’agissant des cas de piqûres pour la même période du premier semestre de 2018, ils ont été enregistrés dans diverses régions de la wilaya, notamment dans les régions d’Aïn Naga, Zeribet El Oued, de Mezirâa, Lioua, El Hadjab et Ourlal, a détaillé la même source, soulignant que 500 cas ont été dénombrés entre la fin mai et le 20 juin derniers. La dernière vague de chaleur qu’a connue la wilaya de Biskra a contribué à l’augmentation de l’activité de cet arachnide qui tente de trouver des zones humides et froides pour se protéger et chercher de la nourriture à proximité des habitations et des vergers, le soir, constituant ainsi un danger pour les habitants, a expliqué le même responsable. L’arrivée tardive des personnes victimes de piqûres de scorpion aux services hospitaliers aggrave la situation et peut entraîner la mort, a affirmé, par ailleurs, M. Nadji, soutenant que la blessure au niveau de la partie supérieure du corps et des membres augmente les risques d’autant que, a-t-il dit, l’état émotionnel de la victime provoque la propagation rapide du poison dans l’organisme. Concernant le recours à certaines méthodes traditionnelles pour traiter la piqûre du scorpion, comme de tenter d’aspirer le poison à l’emplacement même de la piqûre, ou en utilisant du gaz et des plantes médicinales, M. Nadji a indiqué que « tout cela accentue la gravité de la situation ». Selon lui, le seul traitement efficace demeure le transfert rapide des personnes touchées aux structures de santé pour recevoir le vaccin approprié. La lutte contre ce phénomène reste tributaire de la sensibilisation des populations rurales quant à la nécessité de prendre des mesures préventives pour enlever les ordures, élever des animaux domestiques tels les chats et les poules qui se nourrissent de ce type d’insectes, en plus de la lutte avec des produits chimiques et la collecte de scorpions.

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