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vendredi, 10 août 2018 19:48

Oran / L’effet des CET n’a pas été ressenti sur le terrain : El Bahia peine à se débarrasser de ses ordures

Écrit par Jalil Mehnane
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Le nettoyage d’un tronçon de rue, d’une terrasse, d’une cité ou, comme hier, la collecte de déchets sur la pente raide du front-de-mer sont devenus malheureusement un véritable évènement et cela prête même à discussions.

Il est clair que l’insalubrité à Oran, comme à travers la totalité des villes du pays, jusqu’aux villages les moins peuplés, a déjà largement dépassé le seuil de l’acceptable. Certes, nous avons dans nos éditions précédentes partagé la poire en deux, en rendant le citoyen responsable du gâchis dans lequel il vit au quotidien, mais la véritable question est de savoir comment nous en sommes arrivés là. Nos villes sont sales, nos bus sont sales, nos façades sont sales et le débat qui a alimenté la chronique se limiait à qui sera le prochain entraîneur de l’équipe nationale de foot. Les jeux méditerranéens, attendus en 2021 à Oran, contraindront-ils les autorités locales dans leur ensemble à prendre sérieusement et avec les compétences requises, le problème en main ? Ou les JM 2021 seraient-ils ce cadeau empoisonné, mettant à nu notre incapacité à gérer un simple sachet d’ordures ? Depuis quelques jours, les sapeurs-pompiers équipés de cordes et d’accessoires d’escalades s’attellent à récupérer et à enlever les déchets sur la pente raide du front-de- mer.

Limite du tolérable

Pour l’heure, des sachets d’ordures ont été récupérés et c’est aux éléments de la Protection civile que la tâche a été dévolue en raison de leur technicité et leur savoir-faire dans les lieux à accessibilité dangereuse.

Une louable initiative que ne semblent pas mesurer les citoyens, dont bon nombre d’entre eux rêvent d’endroits idylliques situés dans d’autres pays. Certains iront même jusqu’à minimiser la dangereuse tâche sur les réseaux sociaux.

Que peuvent le bénévolat et les actions de solidarité face à un problème devenu national, mais que les pouvoirs publics n’arrivent pas à en saisir l’ampleur ? A Oran, les visites ministérielles, le temps d’un après-midi, sont toutes guidées sur un itinéraire bien choisi et ne peuvent mesurer la gravité de la situation. Certes, des initiatives très médiatisées de la sortie du wali d’Oran à travers les rues et ruelles de l’antique Derb, à quelques mètres du Cabinet du P/APC d’Oran, semblent rester à l’état de constat. Où sont les mesures draconiennes et salvatrices tant attendues par les Oranais ? Car il faut le savoir, le citoyen est totalement dépassé et ne peut gérer cette situation, si les autorités locales ne prennent pas les mesures nécessaires.

L’APC d’Oran, la grande absente

Il ne suffit pas d’avoir une armada de camions de collecte d’ordures entre publics et privés et laisser chacun faire comme il l’entend, la gestion de la collecte d’ordures relève d’une stratégie de haut niveau, qu’on ne peut déléguer à un chauffeur et deux agents de nettoyage.

Il est plus qu’évident que ces fonctionnaires de la commune doivent obéir à un tracé et à un planning de travail rigoureusement suivi, la situation est dans un état déplorable.

Pour l’heure, l’APC reste la grande absente de ce vaste chantier de nettoyage de la ville comme le prévoient les prérogatives de la commune. Ceci, sans aller au fond de l’autre scandale que tous les cadres de la commune d’Oran connaissent parfaitement, celui relatif à la comptabilité des rondes de collecte et des pesées, mais là est un autre chapitre qu’on laissera aux soins des communaux. Oran et ses habitants méritent mieux que cela et l’heure n’est plus aux constats, mais la ville attend avec impatience des solutions qui ne semblent pas venir.

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