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mercredi, 11 juillet 2018 06:00

Théâtre / LA PIECE «CHKOUN YESMAÂ CHKOUN» Y SERA PRÉSENTÉE : Rawafid de Béchar représentera l’Algérie au Festival Houara au Maroc

Écrit par Sara Kharfi
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L’association Rawafid pour l’art et le théâtre, de Béchar, prendra part au Festival du Théâtre professionnel de Houara au Maroc, prévu du 31 octobre au 4 novembre 2018, avec «Chkoun yesmaâ chkoun», une pièce écrite par Abdelkader Arroudj, mise en scène par Mejahri Hbib, et qui raconte l’histoire d’une femme qui part à la recherche de sa chèvre disparue.


16.1La jeune et dynamique association Rawafid pour l’art et le théâtre de Béchar, représentera l’Algérie au Festival du Théâtre professionnel de Houara (entre Agadir et Taroudant) au Maroc, prévu du 31 octobre au 4 novembre 2018, avec la pièce «Chkoun yesmaâ chkoun», écrite par le dramaturge Abdelkader Arroudj et mis en scène par Mejahri Hbib (membre de l’association). «C’est pour nous une importante participation qui nous permettra de rencontrer des gens du théâtre de différents horizons, et de découvrir de nouvelles expériences», estime Abdelali Rahou, président de cette association créée fin 2015. Il précisera que l’association a «déposé son dossier parmi 70 autres en provenance de 32 pays. Nous ferons de notre mieux pour représenter dignement l’Algérie et Béchar». Le spectacle, qui a été présenté à plusieurs occasions, notamment aux Journées maghrébines du théâtre d’Adrar, où l’association a remporté le prix de la meilleure interprétation masculine et eu une mention spéciale du jury pour la comédienne principale de la pièce. «C’était notre première participation à un festival, et nous avons reçu un prix et une mention, ce qui nous a vraiment encouragé à aller de l’avant», souligne le président de l’association. «Chkoun ysemaâ chkoun» a également pris part aux Journées nationales du théâtre d’Aïn Defla, et a été présentée au Théâtre régional et à la Maison de la culture de Saïda, et à la Maison de la culture de Béchar. «La Maison de la culture nous a beaucoup soutenu. D’ailleurs pour produire ce spectacle, nous avons été aidés par cette structure très active. La seule qui créé de l’animation à Béchar», rappelle M. Rahou. Malgré ces représentations, le spectacle a encore besoin d’être rodé et les comédiens ont aussi besoin de rencontrer différents publics. «On a besoin de nous produire sur scène. On souhaite être programmés dans les wilayas pour pouvoir payer notre voyage au Maroc, parce que le déplacement n’est pas pris en charge par le Festival marocain. On veut aussi roder notre spectacle, et nous confronter au public, pour que les gens sachent qu’à Béchar, il y a du théâtre. Certes, Béchar était absente auparavant dans ce genre artistique, mais nous sommes de retour», tiendra à souligner Abdelali Rahou. En outre, «Chkoun yesmaâ chkoun» est «une pièce politique présentée en arabe dialectal dans un cadre patrimonial et un peu satirique», selon notre interlocuteur. Elle raconte l’histoire d’une femme à qui on vole sa chèvre, et qui entame un voyage pour la retrouver, en s’adressant à plusieurs personnes, à commencer par le gardien de la ville jusqu’au sultan. En plus de «Chkoun yesmaâ chkoun», la jeune association Rawafid a également produit le spectacle «Fi intidar el batal» (en attendant le héros), qui aborde la cause palestinienne, ainsi que plusieurs pièces pour enfants, dont «El-sadaqa el-moustahila» (présentée notamment à Alger à la salle Atlas), «Al-Sayad», «Lebhira», ou encore «Fi âalam el-hayawanat» (dans le monde des animaux), qui a été produite avec le soutien du ministère de la Culture. Quant aux membres de l’association, «ils sont étudiants ou professeurs à l’université», indique Abdelali Rahou. Et d’ajouter : «Nous avons aussi des enfants membres de l’association. Cependant, il n’y a pas eu beaucoup d’engouement jusque-là, et parfois nous avons fait appel à des comédiens professionnels, comme Louz Houari d’Oran, pour monter des spectacles. En fait, il n’y a pas beaucoup de comédiens à Béchar, et parfois, notamment avec les enfants, il n’y a pas de continuité. Certains ont commencé avec nous mais ont arrêté en allant au lycée par exemple.» Notre interlocuteur estime tout de même, et malgré ces inconvénients, qu’au sein de l’association, «il y a une stabilité», d’autant qu’elle est active et qu’elle propose différentes activités. La dernière en date, les Journées nationales du théâtre pour enfant, lors des vacances de printemps, et qui a connue «un grand succès public. On a fait salle comble tout au long de l’événement», fait savoir M. Rahou. Somme toute, l’association Rawafid pour l’art et le théâtre est sur la bonne voie, elle a juste besoin d’un peu de soutien et d’espaces d’expression, de scènes qui pourront lui permettre d’être prête pour représenter sa ville et l’Algérie dans l’événement international dans lequel elle est programmée en octobre prochain.

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