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dimanche, 09 mars 2014 09:34

Maghreb : Le Sahel, nouvelle partie d’échecs entre Alger et Rabat

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52765e36768b4_Algérie_maroc Les deux voisins maghrébins, dont les relations se sont davantage tendues depuis le 1er novembre dernier, lorsqu’un bâtiment consulaire algérien a été accagé et le drapeau national profané, jurent qu’il n’existe pas de concurrence entre eux en Afrique et au Sahel. L’actualité malienne, dans laquelle Rabat semble chercher assidûment une place depuis quelques semaines, démontre le contraire.Fin de la tournéedu roi du Maroc en Afrique de l’Ouest. En moins de 20 jours, accompagné  d’une  forte  délégation  ministérielle  et d’opérateurs économiques marocains, Mohammed VI s’est rendu dans quatre pays du continent : le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry et le Gabon. Une longue tournée qui a débuté à Bamako et pris fi n à Libreville. Son but, outre le déploiement économique du Maroc en Afrique de l’Ouest, marqué par la signature de 90 accords multisectoriels, est géopolitique  et  vise  à  redonner  au  royaume  une audience africaine plus affi rmée parmi les pays considérés comme ses soutiens dans le dossier du Sahara occidental. Rabat, depuis peu, tente aussi de se placer en vue de jouer un rôle au Sahel et dans la médiation en cours entre parties  maliennes  à  la  recherche  d’un  consensus pour sécuriser le Nord-Mali, théâtre d’un confl it entre  des  groupes,  notamment  touareg,  et  le pouvoir central à Bamako. Avant de se rendre au Mali, Mohammed VI a reçu à Marrakech Bilal  Ag  Achérif,  secrétaire  général  du  Mouvement  national  de  libération  de  l’Azawad (MNLA), avec la volonté affi chée de l’inciter au dialogue  avec  Bamako  et  surtout  pour  avoir voix au chapitre de la sécurité dans la région sahélienne, où l’Algérie est considérée comme un acteur clé.Le MNLA, à l’époque, s’était porté absent lors d’une réunion organisée à Alger avec les groupes politiques armés et non armés du nord du Mali. La logique, à Rabat, était de profi ter de ette  opportunité  pour  se  placer  là  où  Alger était  supposé  avoir  rencontré  des  diffi cultés, notamment avec un groupe autonomiste comme le MNLA. Dans la réalité, il semble bien que les choses se passent autrement. Côté pouvoir central malien, le président Ibrahim Boubacar Keita  (IBK),  sans  doute  par  pragmatisme,  ne refuse  aucune  off re  de  solution  à  la  crise  au nord de son pays. Il accepte toutes les propositions visant à amener la rébellion touarègue, en particulier le MNLA qui fait preuve d’intransigeance, à la table d négociations. Pour leur part, les séparatistes du MNLA, eux aussi, font de la politique et tentent d’occuper tous les espaces  qui  leur  sont  off erts  pour  faire  parler d’eux et faire pression sur le pouvoir malien à Rabat ou Paris. Cela, avec un sens de la tactique que les derniers évènements ne démentent pas : après Marrakech, une délégation du MNLA pourrait bien se rendre à Bord Badji Mokhtar pour un nouveau round de médiation attendu avec l’Etat malien.COOPÉRATION SÉCURITAIRE ENTRE ALGER ET BAMAKOPour le chef de la diplomatie algérienne, « il n’y a pas de concurrence entre Alger et Rabat » en ce  qui  concerne  les  eff orts  de  médiation  au Mali. Il semble bien pourtant que chacun des deux acteurs joue ses meilleurs atouts. Au Maroc, on parle d’« infl uence religieuse » sans que l’on sache de quoi il retourne exactement et en quoi le roi peut-il être une référence en la matière et pour peser sur une question de sécurité avant tout. A Alger, on continue dans la même logique de partenariat sécuritai et on va renforcer, comme cela a été dit hier, «la coopération dans les zones transfrontalières» et «mieux contrôler  le  trafi c  dans  ces  zones»,  a  indiqué hier à Alger le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubeye Maïga. « La géographie a fait de nous des voisins et l’histoire a fait de nous plus que des voisins, des frères et des partenaires,  parce  que  nous  avons  une  destinée commune, une volonté commune pour construire nos pays sur la base de nos intérêts nationaux », a ajouté le ministre malien.Dans sa déclaration, Ramtane Lamamra a encore précisé que « la sécurité du Mali est d’une grande importance pour la sécurité de l’Algérie ». « La coordination entre les deux pays intervient  conformément  à  ce  qui  a  été  convenu pour  mener  une  action  multilatérale  en  vue d’unifi er  les  eff orts  internationaux  visant  à trouver des solutions nécessaires à la crise malienne », a-t-il indiqué à ce propos. Il est à rappeler que les propos de M. Lamamra ont été rapportés au moment où Alge et Bamako signaient le procès-verbal d’accord de la 7eréunion de la commission mixte algéro-malienne  chargée  de  la  coopération  militaire  et technique. Le document a été paraphé par le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le général major Mohamed Zenakhri, et le ministre de la Défense malien, Soumeylou Boubeye Maiga.LES DIPLOMATES OTAGES, UNE QUESTION «CONSTAMMENT À L’ORDRE DU JOUR»Le  ministre  des  Aff aires  étrangères,  Ramtane Lamamra,  a  indiqué  samedi  à  Alger  que  l’affaire des diplomates algériens enlevés au nord du  Mali  en  2012  constituait  une  question  « constamment à l’ordre du jour » dans les discussions algéro-maliennes. « C’est une question constamment à l’ordre du jour dans nos discussions avec les frères maliens et également avec d’autres acteurs régionaux et internationaux », a affi rmé M. Lamamra à l’issue des entretiens qu’il a eus avec le ministre des Aff aires étrangères et de la Coopération du Mali, Zahabi Ouled Sidi Mohamed.

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