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dimanche, 09 mars 2014 09:37

LE BOYCOTT CONTRE VENTS ET… CHAPELLES

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soufiane-djilali1Jeudi dernier, plusieurs formations politiques hostiles à la candidature du Président sortant s’étaient réunies pour organiser le boycott auquel elles appellent. Ces partis issus du « groupe des vingt », qui s’était constitué pour contrer une candidature de M. Boutefl ika avant même que ce dernier ne l’annonce offi ciellement, sont le MSP d’Abderrazak Mokri, le RCD de Mohcine Belabbas, Ennahda de Mohamed Douibi, le FJD de Abdallah Djaballah et Jil Jadid de Soufi ane Djilali.cOutre le fait de compter dans leurs rangs une personnalité politique sans parti,  l’ex-chef  de  gouvernement Ahmed Benbitour, ces formations ont la  particularité  d’avoir  des  programmes et des positionnements politiques diff érents,  voire  opposés.  La  ligne  de partage la plus visible est idéologique et  les  classe  en  «islamistes»  pour  le MSP, Ennahda et le FJD et «non islamistes»  pour  le  RCD,  Jil  Jadid  et M.  Benbitour,  qui  ne  semblent  pas avoir un penchant particulier pour le premier camp.Deux  courants  antagoniques,  donc, mais qui semblent accepter de se rencontrer  conjoncturellement.  Selon  le leader  du  RCD,  Mohcine  Belabbas,  il ne s’agit pas de «nier les diff érences» qui existent entre les diff érents protagonistes  appelant  au  boycott.  Il  ne s’agit pas non plus «d’élaborer un programme  de  gouvernement»,  mais  de «délimiter  une  feuille  de  route  pour condamner une fraude annoncée».Selon le président du MSP, Abderrazak Mokri, «il n’est pas question d’établir un  programme  politique  commun, mais  de  s’élever  contre  une  situation porteuse  de  danger  pour  le  pays.  Il n’est pas utile d’être pour cela islamistes ou non islamistes. Ce sont des étiquettes qui ne servent personne sauf le système  et  ceux  qui  veulent  imposer l’élection présidentielle».D’après  Soufi ane  Djilali  de  Jil  Jadid, «l’heure n’est pas au classement et à la séparation entre islamistes et non islamistes,  mais  à  la  mobilisation  pour sauver l’Algérie d’une forfaiture électorale sur fond d’intimidations policières  contre  les  forces  qui  s’insurgent contre le fait accompli».Pour le moment, donc, l’heure est au rejet de toute diff érence ou de «stigmatisation  douteuse»,  le  mot  est  de oufi ane Djilali, d’un mouvement qui «appelle à la raison pour sauvegarder le pays d’une crise plus grave que celle qui étouff e le pays actuellement». Elle est, selon lui, aux moyens d’occuper le terrain et de rendre audibles « des voix qu’on veut étouff er» parce qu’«elles disent des vérités q le système ne veut pas entendre».A  propos  de  terrain,  M.  Benbitour  a évoqué la semaine dernière une «feuille de route» pour boycotter les élections et au-delà pour construire une « alternative » au statu quo actuel. Il semble, cependant, que les autres membres du mouvement  veulent  pour  l’instant  se consacrer uniquement à la période de la campagne pour peser. C’est ce qui ressort  du  discours  du  numéro  1  du MSP pour qui «la priorité est de faire entendre les voix contre le vote du 17 avril» prochain. Le 12 mars, le groupe de partis hostiles à l’élection présidentielle projette de tenir un sit-in sur l’esplanade  de  Ryad  El  Feth  qui  réunira ses  présidents  et  militants.  Dimanche prochain, a déclaré M. Mokri à TSA, le groupe déposera une demande d’autorisation  pour  un  meeting  à  la  salle Harcha.  «Des  actions  de  rue  ne  sont pas exclues» s’il n’obtient pas le quitus nécessaire, a-t-il dit.

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