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lundi, 10 mars 2014 09:36

Les gardes communaux divisés sur le rejet du quatrième mandat

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231480cdae6444a83e1da92d0bcdbc3452f3bb19Le positionnement contre le 4 emandat de Boutefl ika divise les gardes communaux, qui ont décidé de tenir des rassemblements hier à Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira. En eff et, à Tizi-Ouzou, le rassemblement auquel ont appelé les gardes communaux et devant se tenir devant le siège de la wilaya dans la matinée d’hier, a été carrément annulé sur fond de divergences sur l’option du rejet d’un quatrième mandat pour le président Boutefl ika. En effet,cette manifestation, qui devait consacrer le positionnement des ex-policiers communaux  contre  la  candidature  de l’actuel président de la République pour un 4emandat, en plus de la réitération de leurs revendications  traditionnelles,  a  été annulée  et  reportée  à  une  date ultérieure.  Les  rares  éléments appartenant  à  cette  ex-faction des services de sécurité, à peine une  dizaine,  ont  divergé  sur  le mot d’ordre du rejet du quatrième  mandat  ou  tout  autre  positionnement électoral. Les opposants à l’orientation politique du mouvement des gardes communaux  soutenaient  que  leur  protestation  ne  doit  être  motivée que  par  des  revendications  socioprofessionnelles.Même son de cloche à Béjaïa, où même si le rassemblement a bien eu  lieu,  il  n’en  demeure  pas moins que certains éléments de ce corps de sécurité ont tenu à exprimer, à la faveur de ce rassemblement  de  protestation  organisé hier matin devant le siège de la wilaya contre le 4e mandat de Boutefl ika, leur mécontentement  quant  à  l’utilisation  de leurs revendications socioprofessionnelles à des fi ns politiques.C’est  le  cas  notamment  de  l’un des intervenants lors de ce rassemblement, Omar Aloui en l’occurrence, qui a dénoncé «la politisation  de  notre  mouvement dont  les  revendications  sont d’ordre socioéconomique». Pour lui, un tel corps paramilitaire ne devrait  pas  s’immiscer  dans  les aff aires politiques.Ne  partageant  pas  son  avis,  M. Boumeraou,  porte-parole  de  la coordination des gardes communaux de la wilaya de Béjaïa, que nous  avons  interrogé  sur  cette divergence d’idée, a tenu à préciser que «la coordination nationale  des  gardes  communaux  a déjà  tranché  cette  question,  en s’opposant ouvertement à un 4emandat  du  président  sortant. Quant aux propos de notre collègue,  cela  n’engage  que  sa  personne».  Il  renchérira  :  «Nous sommes contre le 4emandat de Boutefl ika.»  Revenant  sur  la  situation socioprofessionnelle des gardes  communaux,  l’orateur déplore  «l’absence  d’une  reconnaissance offi cielle de leurs combat et sacrifi ces pour la lutte antiterroriste, alors que la loi dite de  ‘‘concorde  civile’’  a  permis aux fossoyeurs de la République de devenir de véritables patriotes, voire des héros». Pour rappel,  la  même  coordination  des gardes communaux de la wilaya de Béjaïa avait déjà organisé, le 17 décembre dernier, une action similaire  devant  le  siège  de  la wilaya,  où  ses  représentants avaient  réitéré  leurs  revendications,  notamment  «le  rejet  de tout  redéploiement  provisoire de nos agents», «des postes budgétaires permanents afi n de nous assurer  une  protection  sociale», «une reconnaissance offi cielle en tant que martyr du devoir national»…A Bouira, ils étaient hier des dizaines  à  se  rassembler  devant l’esplanade qui fait face au siège de la wilaya, pour affi cher leur rejet  d’un  4e mandat.  Sur  les lieux, Lahlou Aliouat, coordinateur national des gardes communaux, a annoncé que cette action est menée pour dire que «les gardes communaux sont désormais mobilisés à dire non à ce 4emandat», a-t-il affi rmé, avant d’ajouter qu’une autre marche importante se tiendra le 12 mars prochain. Concernant les nouvelles mesures prises au profi t des gardes  communaux,  une  retraite proportionnelle  et  spécifi que sans  condition  d’âge  aux 60 000 gardes communaux, une prime  de  handicap  pour  1300 gardes  communaux  et  augmentation  de  la  prime  journalière alimentaire, M. Aliouat dira que ces mesures sont anciennes, l’urgence étant de réétudier tous les dossiers des gardes communaux, d’exiger  la  création  d’un  haut commissariat  aux  victimes  du terrorisme et la réintégration de tous  les  gardes  communaux  licenciés. En somme, un statut qui mettra en valeur leurs sacrifi ces, selon M. Aliouat.

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