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lundi, 10 mars 2014 09:43

Election présidentielle Le groupe des Vingten cure d’amincissement

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reppIls étaient une vingtaine de partis et de personnalités politiques à se coaliser autour de positions politiques communes avant que chacun n’empreinte son chemin en boycottant le scrutin présidentiel prochain ou en y participant.Cette coalition ditegroupe des vingt remonte au lendemain des élections législatives de 2012 quand «un front contre la fraude» s’était constitué,  allant  jusqu’à  la  création  d’un Parlement  parallèle  comme  action symbolique  contrecarrant  la  représentation du nouveau Parlement issu d’«une  élection  truquée».  Le  «front» en question a rassemblé plusieurs formations politiques, à l’image des partis d’obédience islamiste, notamment le MSP, Ennahda, El Islah, le FJD, le FC ou encore le PEP de Naïma Salhi. D’autres  partis  ont  également  siégé dans  ce  même  groupe,   à  savoir  le parti Jil Jadid de Soufi ane Djilali et Fadjr  El-Dajdid  de  Tahar  Benbaïbeche,  aux  côtés  d’autres  formations politiques  nouvellement  créées  dans la  foulée  des  «réformes  politiques» au début de l’année 2012. Ces structures de familles politiques diff érentes  et  de  convictions  idéologiques parfois  opposées  étaient  ensuite  à l’origine  d’une  nouvelle  initiative commune en 2013, se basant essentiellement sur «l’application de l’article 88 de la Constitution» qui devait déclarer  l’état  d’empêchement  du président Abdelaziz Boutefl ika d’exercer la fonction présidentielle, dans le sillage de son départ, pour raisons de santé,  à  l’hôpital  Val-de-Grâce,  en France. L’entrée dans le jeu du RCD, en commençant par participer en tant qu’observateur,   aux  réunions  du «groupe  des  Vingt  avant  qu’il  ne prenne  le  dessus  en  initiant  des consultations politiques avec le noyau dur de ce groupe, en l’occurrence le MSP,  Ennahda,  Jil  Djadid,  Fadjr  El Djadid et Ahmed Benbitour, candidat au scrutin présidentiel avant de jeter l’éponge, a changé la donne en voyant le  spectre  d’une  large  coalition  de boycott de la présidentielle se tracer à l’horizon. Surtout que le RCD était le  premier  à  prendre  la  décision  du boycott. «Nous avons pris la décision de nous prononcer les premiers pour encourager les autres partenaires politiques à faire de même », a déclaré Atmane  Mazouz,  chargé  de  la  communication  du  RCD,  en  marge  des travaux  du  conseil  national  de  son parti qui a débouché sur la décision du  boycott.  Pendant  que  les  événements s’accéléraient du côté des partis soutenant et appelant le président sortant à se présenter à la magistrature suprême du pays, les « partenaires politiques » an sein du groupe des Vingt , eux, ont pris des positions peu cohérentes quant au scrutin présidentiel.Deux  autres  événements  politiques ont  grandement  infl ué  sur  les  positions de la composante de ce groupe et accéléré sa « dislocation ». Il s’agit de l’annonce de candidature de l’ancien chef de gouvernement Ali Benfl is, le 19 janvier dernier, et celle du chef de l’Etat Abdelaziz Boutefl ika, le 22 février. Bien que le MSP, Ennahda et le FJD d’Abdellah Djaballah aient rejoint la décision du RCD, respectivement le 25 janvier, le 7 et le 14 février 2014, Soufi ane Djilali et Ahmed Benbitour se sont retirés de la course présidentielle pour renforcer le camp des boycotteurs qu’après la candidature d Boutefl ika. Cependant, Tahar Benbaïbeche,  qui  a  assisté  à  la  réunion  des  six  avec  le  MSP,  Ennahda, Benbitour, Soufi ane Djilali et le RCD au siège de ce dernier le 19 janvier 2014,  comme  Naima  Salhi,  El  Islah de  Djahid  Younsi  et  fort  probablement  le  FC  de  Abdelamadjid  Menasera,  tous  membres  du  groupe  des Vingt, a choisi de soutenir le candidat Ali Benfl is, signant de facto la fi n du partenariat politique entre les membres de ce « front politique ». Alors que l’échec, en premier lieu, à trouver un candidat sur la base d’un large consensus pour le scrutin du 17 avril, initiative  datant  de  plusieurs  mois avant même la convocation du corps électoral  et,  en  deuxième  lieu,  à constituer un large front de boycott a mis  en  péril  les  ambitions  de  cette partie de la classe politique algérienne. Une reconstitution de ce groupe ou du moins la naissance d’un nouveau partenariat politique beaucoup plus large ne sont pas à exclure, mais il  faudra  certainement  attendre l’ap avril…

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