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mercredi, 04 janvier 2017 06:00

Béjaïa : Grève et tension persistantes, de gros dégâts matériels et plusieurs arrestations

Écrit par  CHAFIK AIT M’BAREK
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La grève générale des commerçants s’est poursuivie, hier, dans la wilaya de Béjaïa  sur fond de grande tension.


Au deuxième jour de ce mouvement de protestation contre la loi de finances 2017, le mot de grève a été largement suivi dans les quatre coins de la wilaya. Mis à part les pharmacies et quelques boulangeries, qui ont tenu à assurer un service minimum, les autres commerces ont baissé rideau. Même les transporteurs de voyageurs ont rejoint la protestation, comme l’a affirmé, hier, sur les ondes de la radio Soummam, le responsable de la gare routière de Béjaïa, gérée par la Sogral. Selon lui, sur les 63 bus assurant régulièrement les dissertes interurbaines, seuls 14 ont été signalés, hier matin, dans l’enceinte de son infrastructure.
Si le chef-lieu de wilaya a renoué, hier, avec le calme, il n’en demeure pas moins que certaines localités ont enregistré des scènes de violence parfois marquées par des actes de sabotage et de vandalisme. C’est le cas de la ville d’Akbou, deuxième centre urbain de la wilaya, où des jeunes manifestants ont incendié les locaux de l’inspection des Impôts, situés à la place Colonel-Amirouche, non loin du siège de l’APC. Néanmoins, cet acte condamnable, qui a eu lieu au début de l’après-midi, n’a pas laissé indifférents les habitants d’Akbou qui se sont opposés au saccage du siège de la SDE (ex-Sonalgaz), sis à la cité de l’ex-Caserne, sur les hauteurs de la ville. En effet, une fois arrivés sur les lieux, les jeunes manifestants se sont retrouvés en face de nombreux habitants de la cité jouxtant l’agence Sonelgaz, lesquels ont empêché les jeunes déchaînés de commettre un autre forfait. Car, selon eux, un tel acte de sabotage risquerait de causer d’énormes dégâts aux riverains, étant donné que d’importantes installations électriques (transformateurs) sont mises en place dans les parages. A noter que dans la matinée, les mêmes jeunes ont vainement tenté de bloquer la RN26, à hauteur du quartier Sonatrach, et de barricader ensuite le rond-point du lycée Hafsa. Des citoyens, notamment des représentants de quartiers concernés, ont dû intervenir immédiatement pour libérer la voie publique et faire disperser les jeunes manifestants.
Au moment où nous mettons sous presse, les mêmes jeunes s’attaquaient au tribunal d’Akbou. Face aux jets de pierres et autres projectiles lancés par les assaillants, des policiers ripostaient par des tirs de gaz lacrymogène.  Dans la ville de Sidi Aïch, c’est le siège de la sûreté de daira qui a été assiégé dès la matinée d’hier par des jeunes en colère. Ces derniers jetaient des pierres depuis les hauteurs du commissariat de la ville, alors que les policiers postés à l’intérieur et aux alentours lançaient des bombes lacrymogènes. Il faut souligner qu’en dépit des appels au calme et à la sagesse lancés par les élus et les notables locaux, les scènes de violence continuaient à émailler le mouvement de grève générale initié depuis la veille par les commerçants de la région.
Par ailleurs, le chef-lieu de la daira de Tazmalt a connu, dans la soirée du lundi dernier, des scènes de violence qui se sont soldées par des dégâts matériels importants. Les sièges de la CNAS, celui de la Sonelgaz ainsi qu’une boutique de l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo ont été saccagés puis brûlés par un groupe de jeunes qui sont sortis dans la rue.
La ville de Seddouk, située à 60 kilomètres au sud de Béjaïa, n’a pas échappé, elle non plus, à cette vague de violence.  Dans la même soirée de lundi, une boutique Ooredoo située à côté du siège de la mairie a été incendiée par des jeunes manifestants.
A noter que les responsables de la sûreté de wilaya de Béjaïa ont indiqué, hier, que pas moins de 27 jeunes manifestants, âgés entre 18 et 27 ans, ont été interpellés, lors des affrontements survenus, lundi dernier, au niveau du chef-lieu de wilaya. Les opérations de recherches et d’investigations menées par les éléments de la sûreté de wilaya ont permis de récupérer beaucoup de marchandises et de matériels dérobés durant la même journée, a ajouté la même source.  Devant cette situation alarmante, certains militants politiques et animateurs des droits de l’homme de la région ont tenu à réagir pour appeler à la sagesse, mais aussi pour accabler le pouvoir en place, « désigné comme seul responsable de toutes les conséquences qui en découleront ». C’est ce que dénonce, d’ailleurs, le RCD, à travers son chargé de communication, Atmane Mazouz, qui écrit sur sa page Facebook que « la violence est d’abord l’apanage du pouvoir algérien ». « C’est son carburant par excellence pour durer. Vigilance chers concitoyens ». Les responsables du bureau de Béjaïa de la Ligue algérienne pour la Défense des droits de l’Homme (LADDH) appellent les citoyens de la région à faire preuve de sagesse en renonçant aux actes de violences. A cet effet, ils invitent l’ensemble des représentants de la société civile, les acteurs du mouvement associatif, les syndicats, les collectifs d’étudiants et la presse locale à une réunion urgente, prévue pour hier soir, mardi 3 janvier, au siège du CDDH, pour tenter de trouver la meilleure façon d’agir et de réagir au sujet de la grève des commerçants qui risque de provoquer des dérapages.

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