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mardi, 10 janvier 2017 21:11

Economie : Fin de mission pour le FRR en 2017, les finances du pays sans parechocs !

Écrit par  Hakim Ould Mohamed
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Si les cours du brut restent en l’état, le gouvernement ne dégagera aucun dividende au titre de l’actuel exercice budgétaire. Il y aurait éventuellement un déficit moindre que celui enregistré  à la fin 2016, lequel déficit flirtait dangereusement avec les 30 milliards de dollars, un plus haut historique généré tant par la chute des recettes que par la folie dépensière de l’Etat.


Cependant, en ces temps de crispation financière, la stratégie des dividendes a été reléguée au second rang des priorités, puisqu’il est question plutôt de sauver les meubles et de finir les trois prochains exercices avec moins de dégâts. D’autant plus que le pays ne dispose plus d’aucun parechoc lui permettant de prévenir une détérioration plus poussée de ses positions financières.
La fin programmée du Fonds de régulation des recettes (FRR) met les finances du pays sur le fil du rasoir, tant il est vrai que la hausse des cours pétroliers n’est pas totalement acquise, eu égard aux facteurs négatifs qui subsistent. Le ministre des Finances, auditionné lundi par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a annoncé à demi mot le tarissement des ressources du FRR en 2017. Selon lui, les disponibilités de ce Fonds ont été de près de 840 milliards de dinars à la fin décembre 2016. Ces ressources sont constituées de 740 milliards de dinars, qui est un montant bloqué dans ce fonds du fait qu’il représente le solde minimum obligatoire depuis juin 2016, et du surplus de la fiscalité pétrolière enregistré en 2016, à savoir 98 milliards de dinars. Une fois de plus, l’Etat va faire appel aux avoirs du FRR pour couvrir une partie du déficit budgétaire de l’actuel exercice.
Avant même que Hadji Baba Ammi annonce la fin programmée du FRR en 2017, la loi budgétaire du même exercice avait signé déjà son arrêt de mort. Elle avait fait sauter deux verrous qui conditionnaient jusqu’ici l’existence du FRR ; la sacro-sainte référence de 37 dollars le baril sur laquelle étaient bâties les précédentes lois de finances ; la suppression du seuil lié au solde minimal obligatoire du Fonds, fixé à 740 milliards de dinars.
L’Exécutif table sur une stabilisation des cours pétroliers au-dessus des 50 dollars le baril, une rationalisation des dépenses et l’optimisation des recettes en interne ; une trinité sur laquelle sont fondées toutes les prières d’une crise moins préjudiciable sur les trois prochains exercices. Pourvu que le pétrole se stabilise au-dessus d’un prix plancher de 50 dollars le baril. Si le rôle du FRR ressort aujourd’hui dans le débat public, c’est qu’il jouait pendant plusieurs années le rôle de parechoc en interne face aux situations de détérioration des positions financières du pays. L’Etat n’en a plus aucun. Le Fonds de régulation des recettes, conçu dans le début des années 2000 pour prémunir le pays des chocs
externes, a fini par disparaître sous l’effet de ces mêmes chocs externes. La disparition du FRR ouvre la voie à deux probabilités, dont l’une n’exclut aucunement l’autre ; l’Etat serait condamné à l’avenir d’aller lever des fonds à l’international pour financer ses projets ; les tentations de création monétaire en interne sont de plus en plus grandissantes. Une fatalité qui témoigne de la fragilité des indicateurs financiers du pays, très fortement affectés par la baisse des cours du pétrole depuis juin 2014. Pour d’autres, l’endettement fait partie d’un fonctionnement normal d’une économie. Sauf que, pour le cas de l’Algérie, l’économie dépend de la rentabilité du prix du baril, laquelle est tributaire de facteurs exogènes échappant complètement aux sciences de prospective.
Quant aux tentations de création monétaire, la planche à billets génère souvent des effets pervers tout aussi incontrôlables. Ainsi, face aux difficultés financières qui pointent à l’horizon, la consommation effrénée jusqu’à épuisement des avoirs du FRR reste l’une des taches noires qui marque la gestion budgétaire de ces dernières années. Le reliquat du FRR a été de 2072,5 milliards de dinars à fin 2015 contre 4408,5 milliards de dinars à fin 2014, soit une baisse de 120%. 

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