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samedi, 31 décembre 2016 06:00

Hamid Chachoua : 2017, de sérieuses contraintes et une obligation de réforme accélérée

Écrit par  Fella Midjek
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Enseignant en sciences économiques à l’université de Boumerdès, Hamid Chachoua passe en revue les éléments qui pourront caractériser l’année 2017, présentée comme un tournant imposé par la crise des marchés pétroliers et la nécessité d’une alternative aux hydrocarbures dans un contexte de pression sociale.


Reporters : Quelles sont les perspectives économiques pour les deux prochains semestres de 2017?
Hamid Chachoua : Selon la loi de finances de 2017, les prix de plusieurs produits vont augmenter et cela va se répercuter sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Ce qui produira un effet de boule de neige et un risque d’augmentations plus accru que la normale. Dans ce cas, les pouvoirs publics devront intervenir pour réguler le marché et procéder au contrôle des prix.  La coupe dans le budget d’équipement pour l’année aura par ailleurs un impact négatif sur l’emploi et une baisse de la demande sur les biens et services.

 Le discours du gouvernement reste pourtant rassurant et des mesures d’apaisement vont être prises comme le maintien à un niveau appréciable des transferts sociaux. Des textes de loi importants ont été votés dans l’objectif de relancer l’entreprise et l’investissement….

Le problème est l’absence d’une stratégie globale de notre économie. Il y a des mesures et des annonces de réforme, mais on ne voit pas encore de stratégie réelle qui passe par des actions courageuses de fond.  Je ne vois pas par exemple comment on va appliquer le nouveau code des investissements, une loi destinée à relancer la création de projets économiques et industriels, sans une débureaucratisation de l’administration qui reste soumise à de lourdes pesanteurs. En absence d’une stabilité juridique et de mesures  qui donnent confiance aux investisseurs étrangers, il est difficile d’atteindre les objectifs annoncés.

De réels progrès sont faits, pourtant, pour assainir le climat des affaires …

Certes, mais il  faut commencer par harmoniser le dispositif juridique en entier et faire en sorte que des lois antérieures ne continuent pas de parasiter les nouvelles et de maintenir l’administration dans un flou qui l’arrange ou la dissuade d’aller dans le sens des décisions de réforme. En parlant de climat des affaires, il faut offrir  les mêmes avantages que nos voisins qui sont plus attractifs.  Il faudra installer des zones franches industrielles d’exportation qui sont des zones de compétitivité et d’attractivité internationale.

Quid du marché pétrolier et de son impact ?

Notre économie est dépendante des prix du baril  de pétrole. Si la baisse sera en dessous de 50 dollars nous serions soumis au diktat des institutions financières tel le FMI.

Il est question d’un  nouveau modèle économique pour sortir de la dépendance de la rente pétrolière…

Franchement je ne vois pas encore ce modèle économique sur le terrain. Les indicateurs économiques, qui  sont un critère d’attractivité des investissements directs étrangers, restent encore faibles  sauf dans le secteur des hydrocarbures. Il y a un sérieux travail à faire en matière de création de PME-PMI et combler le déficit actuel  pour qu’on parle enfin sérieusement de production nationale et  de  compétitivité de nos produits.

 On parle de la diversification de l’économie. Plusieurs contrats industriels ont été conclus dans ce sens avec l’objectif de réduire les importations et aller vers l’exportation hors hydrocarbures ?

En effet, il y a plusieurs contrats qui ont été signés mais le problème réside dans la concrétisation de ses projets. Plusieurs n’ont pas encore  vu le jour. Pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures,  il faudra donner toutes les facilitations aux investisseurs en offrant un excellent climat des affaires pour qu’ils  soient compétitifs à l’international. L’enjeu est de se libérer de la dépendance pétrolière et d’accélérer l’engagement annoncé dans l’industrie pétrochimique qui a une forte valeur ajoutée…

Le  Premier ministre rassure l’opinion nationale sur les perspectives économiques jusqu’en  2019...

Il est dans son rôle mais ce n’est pas lui qui fixe et contrôle  les prix de pétrole sur le marché international Il y a une différence entre le discours politique sur l’économie et la réalité économique. En tant qu’homme politique, il est normal  qu’il rassure les Algériens dans un contexte d’espoir de voir les cours du baril de pétrole remonter.  

Les pronostics récents prédisent une embellie des cours pour un baril autour de 60 dollars. Ils sont encouragés par l’accord des pays OPEP et non-OPEP de maitriser l’offre pétrolière mondiale…

L’Algérie a joué un très grand rôle dans le rapprochement des pays Opep et non-Opep et dans l’aboutissement au consensus en cours de limiter la production à un niveau qui ne puisse pas mettre en danger leurs économies respectives. C’est ce  qui a conduit à la hausse des cours à 56 dollars  au dessus du prix référentiel pour la loi de finances de 2017. Cependant, à partir de 60 dollars le baril, selon les pronostics auxquels vous faites allusion,  le schiste américain sera produit à des quantités qui peuvent faire baisser les prix une nouvelle fois. L’autre élément dont il faudra tenir compte  est l’orientation du monde vers les énergies renouvelable et propres.
Cela dit, pour que notre économie se portera bien il faut que les prix atteignent les 80 dollars et plus ?

 En résumé, il faut compter sur  un prix du baril acceptable et une accélération des réformes…
C’est le souhait, en effet. Il faut parier sur  le long terme en  créant par exemple  des zones franches industrielles d’exportation spécialisées dans différentes filières : le raffinage, l’industrie automobile, l’électronique…etc. Il faudra veiller à la stabilité ainsi qu’à la sécurité  juridique des investissements Une accélération de la  réforme bancaire pour mieux accompagner les investisseurs est attendue. Il s’agit aussi d’orienter l’informel vers le secteur formel sachant que plus de 40 % de notre économie est dans l’informel.

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