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dimanche, 08 janvier 2017 20:23

Nouvel an berbère : Instruction pour que toutes les écoles célèbrent Yennayer

Écrit par  Hichem L.
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Yennayer 2967 célébré cette année ne passera pas inaperçu. Ainsi, Mme Nouria Benghebrit, ministre de l’Education nationale, a saisi les 48 directions de wilayas de l’Education de dispenser un cours sur cette fête dans toutes les écoles du pays, y compris celles privées.

 Selon la directive de la ministre, les enseignants sont chargés de dispenser un cours, le 12 janvier, sur l’histoire de Yennayer et sa dimension identitaire tant en Algérie que dans toute la région amazighe. C’est une première dans les écoles algériennes. Cette décision répond au statut de langue officielle de tamazight, décidé, pour rappel, lors de la dernière révision constitutionnelle. De son côté, le président de la Fondation du colonel Amirouche, Nordine Ait Hamouda a, avant-hier, dans une lettre « à ceux qui nous gouvernent » appelé « à donner les moyens du développement à la langue amazighe qui appartient historiquement, culturellement et anthropologiquement à l’aire maghrébine, donc à l’Algérie et à l’ensemble de son peuple sans exception », non sans rappeler qu’après bien des sacrifices de ses militants, des dénégations de ses adversaires, sinon une hostilité toujours présente qui remonte du tréfonds de l’aliénation identitaire, la langue amazighe est finalement reconnue sur sa terre natale, sa terre de toujours. Elle est désormais officielle. Ce n’est pas rien ! Et il faut prendre cette avancée à sa juste mesure symbolique et politique ». L’ex-député du RCD a ajouté que « ceux qui ont combattu le fait amazigh, au nom d’une construction politique archaïque ou d’un communautarisme régressif, sont toujours embusqués, prêts à dégainer. Les deux visions ont fait plonger le Moyen-Orient dans l’instabilité et la violence extrême. Il faut sauver notre région en tournant le dos à cette expérience. Et, de ce point de vue, la citoyenneté en construction doit prendre le contre-pied de l’ethnicisme ». Nordine Ait Hamouda  a souligné que « quand on parle de nation, quoi de plus symbolique que la carte nationale d’identité !  Pourquoi alors l’administration n’a pas pensé ou pire n’a pas voulu introduire tamazight dans ce document capital, contrairement à ce qu’on pouvait espérer avec la constitutionnalisation graduelle depuis 1996 du fait amazigh ». Il a relevé que « l’absence de tamazight sur la CNI et la négation de Yennayer sont deux  indicateurs visibles de ces atermoiements rédhibitoires, de cette négation de la citoyenneté et de cette absence d’égalité de traitement qui est au cœur de la philosophie du projet démocratique », indiquant qu’il 

« appartient au chef de l’Etat, gardien de la Constitution, garant de la continuité de l’Etat et incarnation de l’unité nationale de remédier à cette anomalie et, plus encore, d’édicter les décrets d’application pour l’entrée effective de tamazight dans l’officialisation effective. Il y va de la crédibilité des engagements de l’Etat et du futur de la nation ». Ait Hamouda a plaidé pour faire de Yennayer une journée chômée et payée.

Nouvel an berbère
Instruction pour que toutes
les écoles célèbrent Yennayer
Par Hichem L.
Yennayer 2967 célébré cette année ne passera pas inaperçu. Ainsi, Mme Nouria Benghebrit, ministre de l’Education nationale, a saisi les 48 directions de wilayas de l’Education de dispenser un cours sur cette fête dans toutes les écoles du pays, y compris celles privées.  Selon la directive de la ministre, les enseignants sont chargés de dispenser un cours, le 12 janvier, sur l’histoire de Yennayer et sa dimension identitaire tant en Algérie que dans toute la région amazighe. C’est une première dans les écoles algériennes. Cette décision répond au statut de langue officielle de tamazight, décidé, pour rappel, lors de la dernière révision constitutionnelle. De son côté, le président de la Fondation du colonel Amirouche, Nordine Ait Hamouda a, avant-hier, dans une lettre « à ceux qui nous gouvernent » appelé « à donner les moyens du développement à la langue amazighe qui appartient historiquement, culturellement et anthropologiquement à l’aire maghrébine, donc à l’Algérie et à l’ensemble de son peuple sans exception », non sans rappeler qu’après bien des sacrifices de ses militants, des dénégations de ses adversaires, sinon une hostilité toujours présente qui remonte du tréfonds de l’aliénation identitaire, la langue amazighe est finalement reconnue sur sa terre natale, sa terre de toujours. Elle est désormais officielle. Ce n’est pas rien ! Et il faut prendre cette avancée à sa juste mesure symbolique et politique ». L’ex-député du RCD a ajouté que « ceux qui ont combattu le fait amazigh, au nom d’une construction politique archaïque ou d’un communautarisme régressif, sont toujours embusqués, prêts à dégainer. Les deux visions ont fait plonger le Moyen-Orient dans l’instabilité et la violence extrême. Il faut sauver notre région en tournant le dos à cette expérience. Et, de ce point de vue, la citoyenneté en construction doit prendre le contre-pied de l’ethnicisme ». Nordine Ait Hamouda  a souligné que « quand on parle de nation, quoi de plus symbolique que la carte nationale d’identité !  Pourquoi alors l’administration n’a pas pensé ou pire n’a pas voulu introduire tamazight dans ce document capital, contrairement à ce qu’on pouvait espérer avec la constitutionnalisation graduelle depuis 1996 du fait amazigh ». Il a relevé que « l’absence de tamazight sur la CNI et la négation de Yennayer sont deux  indicateurs visibles de ces atermoiements rédhibitoires, de cette négation de la citoyenneté et de cette absence d’égalité de traitement qui est au cœur de la philosophie du projet démocratique », indiquant qu’il 
« appartient au chef de l’Etat, gardien de la Constitution, garant de la continuité de l’Etat et incarnation de l’unité nationale de remédier à cette anomalie et, plus encore, d’édicter les décrets d’application pour l’entrée effective de tamazight dans l’officialisation effective. Il y va de la crédibilité des engagements de l’Etat et du futur de la nation ». Ait Hamouda a plaidé pour faire de Yennayer une journée chômée et payée.

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