Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
dimanche, 11 décembre 2016 06:20

Réunion Opep/non-Opep à Vienne : Nouvel accord historique de réduction !

Écrit par 
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Onze pays producteurs de pétrole non-membres de l’Opep ont donné, hier à Vienne, leur accord pour soutenir les pays producteurs membres de l’organisation dans la réduction de l’offre de pétrole.

Une nouvelle décision historique, mais très attendue au vu de l’« optimisme » affiché par les participants à la rencontre, à leur tête les ministres algérien et russe de l’Energie, Nouredine Bouterfa et Alexander Novak. 15 ans après, les producteurs et exportateurs Opep et non-Opep sont finalement parvenus à un accord, le premier depuis 2001, pour réduire ensemble la production pétrolière mondiale. Au total, ce seront 562 000 barils que retireront du marché, dès le 1er janvier 2017, les producteurs hors Opep, un peu moins que l’objectif initial de 600 000 barils par jour, sans toutefois exclure d’aller au-delà de l’objectif déjà convenu de baisse de production par les non-Opep. « Je suis heureux d’annoncer qu’un Accord historique a été atteint », a déclaré le président de l’Opep et ministre qatari de l’Energie, Mohamed Saleh Al-Sada, à l’issue de la réunion à Vienne. Plus tôt dans la matinée d’hier, avant le début des travaux de la réunion au siège de l’Opep, les ministres chargés du Pétrole des pays membres et non membres de l’Opep ont unanimement affirmé s’attendre à un accord d’une baisse encore plus importante que prévu initialement par les non-Opep, alors que la Russie a réitéré son engagement de retirer 300 000 barils/jour. En plus de l’engagement de la Russie de réduire sa production à hauteur de 300 000 barils par jour, le Mexique s’est engagé à réduire la sienne de 100 000 barils, l’Azerbaïdjan de 35 000 barils et Oman de 40 000 barils et le Kazakhstan 20 000 barils, selon les premières indications fournies par les délégations de ces pays présentes sur place. En marge de la réunion, le ministre saoudien de l’Energie, de l’Industrie et des Ressources minérales, Khaled El Falih, a assuré que « l’accord Opep-non Opep attendu sera le fruit de la réunion de l’Opep tenue à Alger en septembre dernier ». 

Et d’annoncer dans la foulée que la baisse totale à opérer par les producteurs Opep et non-Opep sera d’environ 1,8 million de barils par jour, ce qui « est convaincant et permettra de rétablir l’équilibre du marché ». Pour sa part, M. Bouterfa, dès son arrivée vendredi soir à Vienne, s’est entretenu avec le secrétaire général de l’Opep Mohamed Barkindo avant la conférence de même qu’il a eu diverses discussions avec ses homologues du Sultanat d’Oman et du Venezuela.
Dans une déclaration faite hier à la presse juste avant l’ouverture de la conférence, M. Bouterfa a rappelé « la nécessité pour les pays Opep et non- Opep de coopérer et de joindre leurs efforts pour stabiliser le marché pétrolier dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs » et d’afficher, lui aussi, son « optimisme ». L’enjeu pour M. Bouterfa était capital, car il s’agissait de « consolider l’Accord d’Alger ». Le ministre russe de l’Energie Alexander Novak a, lui, prédit que les pays non-Opep allaient signer à l’issue de leur réunion avec l’Opep un accord sur la limitation de la production. « Il n’y a pas de risque que cette réunion ne réussisse pas. Nous sommes déjà parvenus à un accord sur le principe de réduire 600 000 barils/jour par les non-Opep. La Russie va réduire 300 000 barils/jour, donc la moitié de l’effort de réduction ». Pourtant, les discussions de Vienne étaient surtout l’occasion pour la Russie de rassurer les sceptiques sur son engagement à appliquer l’Accord. Les autorités russes ont indiqué avoir le « soutien » des compagnies pétrolières privées pour baisser la production de concert avec l’Opep, mais sans apporter de précisions sur les modalités pratiques d’une telle mesure. Les gros producteurs de l’Opep, l’Arabie saoudite en tête, que la chute des cours avait fini par plomber financièrement, s’étaient de leur côté résolus à changer de stratégie après avoir longtemps soutenu cette politique de prix bas, espérant ainsi évincer leurs concurrents, notamment les producteurs de pétrole de schiste américains, et regagner des parts de marché.
C’est chose faite ! Echaudés par des prix en déclin qui ont fini par asphyxier leurs économies chacun, les pays non membres de l’Opep semblent eux aussi vouloir profiter de l’effet qu’a eu l’Accord d’Alger sur la remontée de l’or noir dans les marchés mondiaux ; atteignant des sommets, une première fois le 28 septembre, puis le 30 novembre, dates qui ont vu l’Accord d’Alger signé puis confirmé et mis en œuvre. Selon l’analyse faite par le secrétaire général de l’Opep, M. Barkindo, des prix soutenus du baril « stimuleront l’économie mondiale et aideront certains pays de l’OCDE à atteindre leurs objectifs d’inflation ». Depuis jeudi et jusqu’à vendredi, les prix du pétrole ont légèrement augmenté, poussés par les espoirs que les producteurs non-OPEP, réunis à Vienne, parviendraient à un accord de réduction de la production.
Le Brent pour livraison en février a augmenté de 25 cents à 54,14 dollars le baril, après avoir augmenté de 1,7% jeudi. Evidemment, les regards resteront braqués, lundi date d’ouverture, sur les marchés et la reprise des cotations. 

Dernière modification le dimanche, 11 décembre 2016 14:02

Laissez un commentaire